‹ Traité pratique de la construction, de l'ameublement et de la décoration des églisesChapitre 122 sur 234 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

LA CROIX CAMOIfULE

1. La croix, attiibuée aux chanoines en dehors des poutiQcaux, est très-rare en Italie ; elle est, du contraire, très et trop commune en France. On s'est engoué do cet iosigne pour un double motif : le clergé l'aime, parce qu'il forme décoration et les évêquea l'ont sollicité pour n'avoir pas à demander du violet, dout ils se réservent généralement l'usage exclusif.

2. Cette croix, difTéreute des croix épiscopales, ressemble à

coration de l'ordre civil. An centre est ua médailloa à

!u saint titulaire de la cathédrale, d'un cdté et du

•sioiinairo, de l'autre ; les bras de la croix sont en

I huit pointes. Un cordon ou un large ruban la

La forme générale, les couleurs de l'émail et

lie l'oruementatîon du médaîUou, sont fixées

ii)>partiont de droit & tous ceux qui revêtent ii.mial el il n'est pas permis de la garder pour l'itauoines titiiluîres, les chanoines honoraires ne iiinnlpas uuecatégoi'ieàpart relativement aux insignes, . l)^-oêacters ne peuvent la reveadiqaer. 4. Elle so porte au chœur, pour l'ofûce divin, sur le costume canonial, mais jamais sur le rocbet et la cotta, encore moins sur les v6ton:ieuls sacerdotaux, chasuble, pluvial ou dalmatiqne '.

Il y a encore, à cet endroit, un abus criant à réformer.

• • RUPELLEN. — Quum SSmus Doua Noster Piua Pspa IX, clemânter detentu Toti» Rmi «piscopi Rupelleasis, die 19 Octobm anoi ISSO, da specialt gralU concesseril vicarlis generdlibus ejusdem episcopi, nec qoq caaoDÎcig tilu- UribuB noa minus quam hoaorariis illiua eccleiia c«thedralie, prinlegiiim deferendi crucem ioaurataoi super vestes chorales, quuTiique non una sit floramdem canonicorum senleotia relate ad exteasionem tiujuB prJTilegii; ex eis eoim aliqui teuent per vestes cliorales inteUigi tantuin posse rochettum et mozzellam, eiclusis purameaUs sacris, nempe pluvïali, caaula, daloialica et tonicella, ac proinde crucem concesaam deferri miuime posse a canonieia pdfiitis; alii •: tJnlra austiuent per chorales vestes intelligi posse quidquid ia choro eauoniiiis defertur, uc proinde usuui crucis concess» eitendunl eliam ad csnonicos paroles; de facto tamen bue usque uaaoiutei se abatinueruat ab ELMumeuda crucedum dacris vestibus indui debueruat, ac intérim a Sacra Jtituum Congregatione declarori humillime poetulaveruat :

' l. Au per vestes chorales intelligi debeant rocbeltum et rozECltaiu lantnm, ve! prieler mozzctlam et rochettum sacra eliam paramenla, qus cono- Mci episçopo célébrante deferunt ad normam Ceeremonialis 7

I, « II. An posito, quod per vestes cboraies intelligeDda aint eliam sacra para-

u KDG&ta, crui ex privilegio concessa deferri possit a canoDicia aive MmpUciter KTUtis in cbore sedentibua, sive assistenlibus episçopo celebranti, sive etiam

■ âdiacono evaogelii et subdiacono epietolf ?

•■ Sacra purr>> Rituum Congregatio rescribendum ceaauit : k Ad t, arfirma-

, I primaiD partem, négative ad aecundam. Ad S, proviiaw in prace.

Die an Mortii 1861. "

368 LIVSI OlfZlfeHB.

5. Comme cette distinction estesBeDtiellementecclésiastiqae el limîtùe aux saints orilees, h; cliapUro dans la vie civile et le chanoinu isolément doivent s'en abstenir et ils ne [ioiivent pas plus la porter en sautoir qu'à la boutonnière. Mèmcfjunnd on ferait inlorvonir un décret du gouvernement, le port ne serait pas plus licito : le Saint-Siégo est seul compétent pour une faveur semblable, qui n'a pas d'antécédents jusqu'ici.

PieVîl.parlebref Cu»)sanc/t(«rfi««n, du 16 décembre 1818, accorda aux cbaiioines de la calbédrale de Bari «subtalarem vestem, vulgo sottana auncupatam, violacid coloris, et mantellettam se cmcem », mais avec cette réserve pour la croix « non tamen super parameatis sacris in actibosetfonetioaibiis ecclesîasticis » . Un autre bref du <6 Dovembre 1819 porte Is même restrtctioa dans des tannes analogues.

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