PECCAVI DOMINE MISERERE HEI
L"? monument alTecle les Tormes les plus variées, dsHî couchée ou debout, pyramide, colonne brisée, mausolée, etc. Parfois ce mausolée, au lieu d'être massif, prend la forme
d'an cubiculum, qu'où a nommé à lort chapelle. De celte erreor dérive une inconséquence grave, qui consiste à y dresser un autel et même un tabernacle, quoi qu'on n'y dise pas la messe, encore moins qu'on n'y conserve la sainte Kuchag ristie. Un Christ, un tableau pieux suffisent, ainsi qu'un gradin pour poser, le cas échéant, des chandeliers et des. vases de fleurs.
Si l'évèque autorisait qu'on y célébrât, ce ne pourrait être qu'autant que les prescriptions concernant les oratoires privés seraient fidèlement remplies et que, sous l'autel et son marchepied, il n'y aurait aucun cadavre ; sinon la célébration y serait formellement interdite de plein droit'.
26. Le monument est d'ordinaire rehaussé par des symboles ou par l'image du défunt. On fuira, comme la peste, les lieux communs et les emblèmes païens ; pavots, sablier, faux, chouette, etc. L'iconographie chrétienne, aux premiers siècles et au moyen-âge, est riche en types gracieux et expressifs sur lesquels se portera avec prédilection notre choix ; ils sont trop connus pour qu'il soit nécessaire d'en faire mention nommément.
Le défunt est représenté dans un médaillon^ un buste ou ane statue. La statue admet trois poses : l'homme vit et se montre, type de vanité qui ne peut avoir nos sympathies, parce qu'il ment à la mort ; l'homme à genoux prie, ce qui est plus chrétien ; mais surtout, comme l'a pratiqué le moyen-âge et la première période de la renaissance, il est étendu mort sur son lit funèbre, tel qu'il fut avant d'être mis au tombeau. On commence, à Rome, à revenir à ce dernier type, qui est le plus exact et le plus conforme à la tradi* tien. Inutile d'ajouter que nous réprouvons les représenta-
* « SSmiiB coDfinnaTit decretnm S. C. R. de non celebrando sacrosanclo misBCB sacrificio in allari sub qiio sepulta existunt cadavera defunctorum. » (8. R* C, 7 jul. 1166, Venetiarum) — « Corpora defunctorum jam condita in sepnlchris, quœ non distant ab altari juxta prsBscriptiones canonicas, remo- Yeantar, si id commode fleri poteriC. Posthao vero in eisdem neutiquam sepéUtaUir » (8. R. C, 2 april. 1815.;
lions de cadavres rongés par les vers et de squelettes décharnés, comme empreints d'un réalisme dégoûtant.
Pour un bas-relief, Rome, au xv^ siècle, offre des modèles ravissants. Tels sont les monuments de Pie II et de Pie III, à saint André délia valle. Le pape agenouillé est présenté par son patron à l'enfant Jésus, bénissant et tenu par sa mère.
27. Le droit TeconusAilsi perpétuité de la sépulture ecclésiastique*. Aussi nul cadavre ne peut être exhumé, pour être transporté ailleurs, sans l'autorisation par écrit de l'éyèque.
Si, pour des causes dont l'évèque est seul juge, le cimetière devait être changé d'emplacement, il faudrait, avant qu'on le profanât, en enlever tous les ossements pour les déposer dans le nouveau cimetière * et il serait sage d'indiquer la destination ancienne du lieu par l'érection d'une croix, comme le concile de Trente l'ordonne pour les églises détruites.
) « Nullum porro cadaver, perpétuée sepulturœ traditum,... asportari liceat, nisi de licentia Ordinarii » (Rituai,) \
s La S. Congrégalion des Eyéqaes et Réguliers, en 1729, a ordonné au curé de Leoceria en Russie de transporter solenellement dans la nouyelle cathédrale tous les corps trouvés dans l'ancienne et de faire célébrer plusiears messes à leur intention : u Planitiem veteris ecclesise ac cœmeterii antiqui concludat; ad quod faciendum antequam accesserit, prius corpora fideliiunin sepulchris muratis veteris ecclesiœ reperibilia ad ecclesiam noyam solemniter, convocato ad hune actum populo, transportet, circa earum sepulturam sacrificia aliquot pro animabus illarum absolvi faciat, injungimus eoque fine faeultatem exhumandi et transportandi prœdicta corpora prsesentibuâ impertimur. »