ONZIÈME STATIOIf. — JÉSUS EST ATTACHÉ A LA CROIX
Cette station, d'après le titre si explicite que lui donne la sacrée Congrégation des Indulgences, représente le Crucipœ- MBNT, c'est-à-dire le moment où Jésus, dépouillé de ses vêtements, est étendu et cloué par ses bourreaux sur l'arbre de la croix. Quoique l'Évangile se taise sur une scène aussi don-
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lourense, que Cicéron stigmatiBe par les darés épithètes crU" delùsùnum, ieterrimum, dans son discours contre Verres, néanmoins il est utile de la considérer comme historique, car les scènes finales de la Passion la présupposent nécessairement.
Or, notre attention doit se porter principalement sur quatre points que j'essaierai d'élucider à la lumière de la tradition.
Jésus fut étendu nu sur la croix, afin, disent les symbolistes, que ses soulFrauccs fussent à la fois corporelles et mo* raies et que tout, jusqu'au sentiment de la pudeur, reçût en lui une blessure profonde. Le nouvel Adam eut à rougir de sa nudité, opprobre de son humanité flétrie et déchue ; vul* neratus in iiattiralibus^ suivant la parole d'un père de l'Église.
Que cette nudité ait été complète, c'est incontestable : les évangélistes Tiiisinuent, sainte Brigitte n'hésite pas à le révéler', la dixième station l'affirme, Rome par sa tradition* le proclame. Mais si ces trois preuves n'étaient pas suffisantes encore, j'en ajouterais une quatrième, et je dirais avec un auteur grec qu'on ne crucifiait même pas autrement : nudt crucifigtmtur \
Fuerich a redoutt». la pieuse indignation des fidèles à la vue de ce corps sans vêtements, et il a en conséquence entortillé un linge autour des reins du Christ. Sans s'efi^aroucher outre mesure d'une posture que l'histoire impose, je crois qu'avec du talent et de Thabilelé un artiste chrétien sortira toujours
* '< Âllif(utiis niitem nihil omniiio operimcuti habebat; sed sicut natus est, sic 8tabat et patiebutur crubesceiitiam ouditatis suœ... Et ipse Fîlius meus (c'est la Vierge qui parle,) venious ibi, exuitse personaliter vestibus suis*, étante auteni Filio nieo, sicut iialus erat, nudo corpore. »
Marie d'Agréda, dont on a beaucoup trop fait de bruit en France, puisque sa « Citô mystique » a été condamnée, le 26 juin 1G81, par le vénérable Inno» cent XI, Marie d*Âgréda soutient sans fondement l'opinion contraire, qui n'a pour nous que la valeur d'une rêverie ou d'une singularité.
• S. Ambros., In LuCf lib. X. — S. Athahas., Orat. de Pats, et Cruce Dom. — S. Augustin., De Civit Dei, 1. XVI, c. ii. — S. Gtpeian., Epist., 63.
' AmmsoR., lib. H, cap. ltui.
LE CHEMIN DB LA CKOtX.
livec avantage de la difficulté que peut offlrir une pa:raille scène. Le peintre allemand était sur la voie que j'indique, pour concilier tout ensemble les exigences du sujet et les inquiétudes des âmes pieuses, quand il a replié les jambes du Sauveur et opéré un de ces raccourcis dont il faut demander à Hichel-Ange le secret.
Deux choses sont à examiner relativement à la croix : la matière et la forme .
Bois équarri, si l'on consulte la tradition, la croix fut au contraire un arbre simplement ébranché et encore revêtu de son écorce, si l'on s'en rapporte aux peintres symboliques du moyen âge. Je n'ai pas à fixer de règle sur un détail qu'il convient de laisser libre au goût de chacun, suivant que l'histoire ou le symbole guidera la main de l'artiste pour l'interprétation de la onzième station.
Même latitude me semble possible pour la forme ; car, suivant les époques, il y a deux espèces de croix. L'une est dite « croix latine » ; son sommet dépasse sa traverse. L'autre est appelée croix en « Tau » , parce qu'elle a la forme du T grec et que son croisillon appuie sur le sommet de sa hampe. La première forme est plus usuelle, probablement aussi c'est la plus exacte et la plus conforme à la vérité. La seconde, créée par les albigeois, apparaît surtout aux xv* et xvi* siècles, et son adoption est souvent motivée par des textes du genre de ceux-ci : « Ipsa enim littera Graecorum Tau, nostra autcm T, species crucis. » (Tektullian., Adv, Marcion,) — « Tau littera speciem crucis demonstrat. » (Isidor., de Vocal, yent,) — « Extrema Tau (littera) crucis habet simili tudineni. » ( S. HieroiiTM., In EzechieL, cap. ix.)
Et comme il ne suffirait pas de constater une ressemblance purement physique, on s'élève plus haut en jetant un regard sur le passé et en lui demandant la raison de ce symbole.
L'antiquité a admis pour les pieds du crucifix un support en bois destiné à soulager le corps et empêcher une tension intolérable et une suspension trop douloureuse. Les modernes ont rejeté ce support qu'il serait bon de remettre en usage *
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ter, outre son emploi à jpen près certain, il est menlioniié ptf doux auteurs d'un grand poids en pareille matière : l'un du VI* siècle, l'autre du zni% Grégoire de Tours et Innocent ID« ces deux lumières du moyen-ftge naissant et du moyen-àg# à son apogée.
(c In stipite erecto foramen factum manifestum est. Pes qmh que parvsR labulse in iioc foramen insertus est. Super hanc vero tabulam, tanquam stantis Iiominis, sacrse afflxœ sunt plan^ tœ. » (Gregor. Tdronen., De Glor. Mart.^ c. vi.) — « Pueront in cruce dominica ligna quatuor : stipes erectus, et lignaUi transversum, truncus suppositus ot titnius superpositus. » (Innocent. III,Senn. ! de tino mort,)
J'invoquerai les mêmes autorités pour prouver, ce qui me parait le pins vraisemblable, que Jésus fut attaché à la croix par quatre clous :
« Clavorum dominicorum, quod quatuor fuerint, haec est ratio : duo sunt affixi in palmis et duo in plantis. »> (Grkgor. Tcronen., De Glor. Martyr,^ c. vi) — « Fuenmt clavi quatuor, quîbus manus conflxœ sunt et pedes afflxi. » (Innocent. III, Sermo de tino martyre \)
Les textes sont d'accord avec les monuments pour afQrmer cette loi iconographique» posée déjà par M. Didron, à sa-* voir que jusqu'au xiu* siècle les clous sont au nombre de qua* tre, mais qu'à partir de cette époque, on n'en fait plus usage que de trois'.
Il est même curieux d'apprendre d'un évêque de Galice, c<mtemporain du changement, que ce sont les albigeois qui, eiH* tre autres nouveautés iconographiques, ont imaginé et fait adopter les crucifix à trois clous. Cette seule origine, notoire* ment hérétique, devrait désormais faire exclure les trois cJoiia de nos églises.
* « ClaTÎB eacroB pedes terebrantibus. » (S. Ctpriar., Serm. de Pau* Dom.) — Du texte de saint Jeaa ( xix, 23), qui parle de quatre parts faites par les soldats des yêtements da Sauveur, « et feceniat qaatoor partait iinieuique militi partem, « on peut déduire qu'il n*y avait que quMre soUsIi occupés au crucifiement.
^ânnaks archiologiqtiet, t. m, p. M.
LE CWMW W L4 CROIX. 93
« Fecenint tum temporis supradioti b^eUci erucein cam trir luis braochiis tantum, in qua erat imago uno pede super alium tribus clavis eidem craci afûxa ; quœ bracbio eminentiori carebat ; quam veuientes populi loco cruels Gbristi devotissime «dorabant... Alii, nuUa fuiti authoritate, asserebant tribus tantum clavis crnci fuisse affixum, et non dextrum latus ejut 9c4 sinistrum lancea vulneratum \ »
Il est vraiment étrange que Marie d'Agréda, qui affirme avoir écrit ses révélations sous la dictée du Sauveur, se pro- Qonce pour les trois clous, contrairement à la plus saine et la plus vénérable tradition. Je ne m'étonne pas que l'Inquisition romaine lui ait, à cet endroit, infligé un blâme sévère, car l'Eglise ne peut pas permettre que les fidèles soient induits en erreur, en acceptant, comme venant de Dieu, ce qui est le fait de son imagination exaltée et d'une nature rêveuse*
A la fin du xiii'' siècle, le fait est si bien accompli, que Jacqae s de Yoragiue l'accepte sans contrôle et Tinsère dans sa Légende d'or :
« Cruciatus enim fuit (Christus) in toto corpore. In parte suproma fuit spinis coronatus. In média fuit ad columnam ligatus et flagellatus. In infuna fuit pedibus, ubi sensit magnum dolorem, quia locus erat nervosus, et quia unus pes super alium positus, et quia grossis clavis perforatus, et quia innitebatur clavatis pedibus totum corpus *. »
Les clous de la Passion, vrais ou faux^ copies ou originaux, ne manquent pas dans l'univers catholique. Ce n'est point ici la lieu d'en discuter Tautheuticité, ni même d'en éuumérer le nombre. Il me sufiit de citer, comme modèle à proposer aux artiâtes, le clou déclaré authentique par Benoit XIV, et que Ton conserve à Rome dans la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem. D'après le fac-similé que distribuent aux étrangers les cifiterciens du couvent de Sainte-Croix, tel est ce clou :
H a la tête arrondie, la tige carrée, épaisse et amincie
« Atala, Fietor ckristianus erudiius, Bladrid, ilSO, p. 167468. ' L€g€t¥h aurfOg « D« paa»ioAft Domini. 9
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seulement à la pointe. Sur ce clou sont encore visibles les coups de marteau qui renfoncèrent dans le bois et le tiraillement imprimé par les tenailles qui l'ont légèrement tordu * .
Le crucifiement avait lieu par n asfixion » , par « astriction » , ou mémo par « érection » .
On rapporte dans les Actes de saint Pionius que le saint martyr se dépouilla lui-même de ses vêtements, et^ rendant grâces à Dieu, s^étendit sur le bois de la croix, puis livra ses mains et ses pieds au cruciaire pour qu'il les perçât de clous ; la croix fut ensuite élevée en Tair *.
Tel est sommairement le crucifiement par asflxion. C'est celui que rp^glise romaine a adopté, que figure un charmant émail du Louvre ^ et que prescrit en ces termes le « Guide byzantin de la peinture » :
« Le Christ clocé sur la croix. — Une montagne sur laquelle sont des .Juifs et des soldats. Au milieu d'eux, une croix couchée à terre ; le Christ est étendu dessus à la renverse. Autour du Christ, trois soldats lui tirent, les uns les pieds, les autres les mains. On voit une seconde fois le Christ debout devant la croix. Un soldat lui présente à la bouche un vase plein de vin , mais le Christ détourne la tête en arrière et refuse de boire*. »
Écoutons maintenant le séraphique docteur saint Bonaven-
1 Eq dounant le fuc-simile du clou auquel pend le lacs de soie rouge mai^ que du sceau eu cire rouge de Sainte-Croix de Jérusalem, les cisterciens détt" Trent ratteatation suivante, signée de leur abbé : a Uuiversis et singulis proseutes litteras iuspecturis iidem facimus atque atlestamur Clavum ferreuiB^ scrica vitta rubri coloris parvo nostro sigillo munita coUigatum, appositum fuisse supra unum ex Sacris Clavis quibus D. N. J. G. crucitixus fuit; quiqua asservatur in sacraruni reliquiarum sacello apud mouastchum Urbanimi Sauctte-Crucis in Jérusalem, OrdioisCisterciensium; eumdcmque adeo afiktot elaboratum, ut simillimus yideatur. — Datum Romœ, in nostro monasterio Sanctse-Crucis in Jérusalem. »
* « UUro se vesti mentis epoliavit et, in cœlum suscipiens ac Dec gratiis agens, super lignum se ipsum extendit militique tradidit ut clavis configen» tur. Eum igitur ligno fixum erexerunt. »
s Galerie d' Apollon, no 122, x?« siècle.
^ Manuel d'iconographie chréttenm. — Guide de la peiniuret p. i9i*i05*
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tare, qui a laissé sur la vie et la passion da Sauveur de touchantes méditations :
a Or à cela rends-toi présente de tout le regard de ton àme.... Vois donc, des yeux de ton âme, les uns ûcher la croix en terre, les autres préparer les clouds et les martels, d'autres
apprêter l'échelle , d'autres enfin dépouiller le Seigneur.
On le dépouille en effet et il est nud, ce maintenant pour la
troisième fois, devant toute la multitude Aussi est-elle
attristée (Mariej outre mesure et rougit-elle de boute de ce qu'elle le voit tout nud, car ils ne lui ont même pas laissé de
fémoraux Cy remarque attentivement la disposition de la
croix. L'on dresse deux échelles par derrière, Tune joignant e bras droite l'autre joignant le bras gaucho, sur lesquels ces malfaisants montent avec clouds et martels. L'on dresse encore une autre échelle par devant, atteignant jusques au liea où doivent être cloués les pieds.
« Considère bien ores chacune chose. Le Seigneur est contraint démonter par cette petite échelle Lurs donc qu'il
est parvenu à la partie supérieure de cette petite échelle, il tourne les reins à la croix, ouvre ses bras royaux, et étendant ses très-belles muins en haut, les présente à ses bourreaux. Il
regarde au ciel, disant à son Père : Me voici mon Père
« Or voilà que le bourreau, qui est par derrière la croix, saisit la main dextre du Sauveur et l'attache fortement à ladite croix. Ce qu'étant fait^ celui qui est du côté gauche saisit la main gauche, la tire tant qu'il peut, l'étend et y fiche un autre cloud, le frappe et Tonfonce. Ils descendent après cela et Ton remporte toutes les échelles.
« Le Seigneur est suspendu do toute la pesanteur de son corps qui tire par en bas ; il n'est soutenu que par les clouds enfoncés en ses mains. Néanmoins se présente encore un autre bourreau, qui le tire par les pieds tant qu'il peut, et quand H est bien étendu de la sorte, un autre lui perce les pieds arec un clond très- barbare \
I SiÎBt Bonaventure est mort en 1274. n yiyait donc & Tépoque où déJIL
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« Il en est toutefois aucuns, lesquels pensent que ce ne liH point de cette manière qu'il fut cruciûé ; ains, qu'après avoir mis bas la croix, les bourreaux l'y ayant attaché, élevèrent icelui et fichèrent cette croix en terre. Que si la chose te platt mieux de cette sorte, considère comme ils le prennent dédaigneusement, ainsi que le plus vil ribaud, et avec quelle félonie ils le couchent dessus la croix qui est par terre, saisissant sea bras, et, après une violente extension, les attachant très-dur^ ment à la croix. Considère qu'il ei^ fut fait mêmement dea pieds, lesquels ils tirèrent le plus violentement qu'ils purent.
(( Voilà qu'il est crucifié, le Seigneur Jésus 1 et tellement étendu en croix, que l'on pourrait dénombrer tous ses os^ ainsi que lui-même s*en plaint, par son prophète. Des ruisseaux de son très-sacré sang coulent, de toutes parts, de sea larges plaies. Il est tant à l'étroit qu'il ne se peut remuer, si ce n'est de la tête. Trois clouds lui soutiennent tout le poids de son corps ; il souQre les douleurs les plus aiguës et est tourmenté par delà tout ce que l'on pourroit due ou penser. Il pend entre deux larrons *. »
Saint Bonavonturo, on vient de le voir, hésite sur le mode du crucifiement. Après avoir indiqué son sentiment^ qui pencherait pour rérection, il cite Topinion de ceux qui croient à l'asfixion. Or, de son temps, la première opinion semblait prévaloir, témoin un bel ivoire du musée de Cluny,qui me remet en mémoire cette phrase de Cicéron, indiquant un gibet permanent : <( lu campo Martio crucem ad civium supplicium deflgi et constitui jubés. »
Le Juif Josèphe ne parle pas diffféremment : « fiassus jussit defigi crucem, tanquam statim suspens urus in ea Ëleazarum. » (Lib. VII, De excidio Jud. »)
Enfin l'astriction employait des cordes concurremment avec
prévalait l'opinion d'un seul clou pour les pieds, opinion qui entraîna la sup* pression du c suppedaneum. p
* Méditations sur la vie de N.-S. /.-C, par le séraphique docteur aaint BQKiTiRTUu, traduites par dom Le Baaaierj t. n^ p. i71-i74.
les clous OU même sans les clous, ainsi qu'on représente sou* Tent les deux larrons, liés, mais non transpercés de clous. L'historien grec Nonnus le dit expressément dans ce vers :
In cruce prffiduris clavis flxi inque ligati,
qae confirme une inscription relevée en 16S3 par Martinelli. Or cette longue et curieuse inscription porte que sainte Hélène donna à la basilique de Sainte-Croix de Jérusalem la corde qui attacha Jésus-Christ sur la croix : « Funis quo ligatus ftiît D. N. Jésus Christus in cruce \ »
Je ne puis oublier le témoignage de saint Ililaire, évèque de Poitiers, ni celui de TertulUcn,qui,dans le crucifiement du Sauveur, joignent rastrictîon au supplice des clous : « Tune Petrusab altero cingitur, cum cruci adstringitur. » (Tertuluan., In Scorpiaco.) — « Peuduli in cruce cîorporis pœnae et colligantium funium violenta vincnla, et adactornm clavorum vulnera». (S. IIilar., De Trinitate^ lib. X).
Lucain, dans son dialogue do Prométhée, donne comme il suit le détail des diverses phases du crucifiement : « Crucifigatur, extensus ambas manus ab bac parte in adver-
sam Sed praebc dcxteram. Tu autem, Vulcane, astrin-
ge, et confige et malleum fortitcr demitte. Da et alteram, quo illa etiam recte astringatur. »
n me serait difficile do préciser le moment auquel le titre on écriteau fut attaché au sommet de la croix. On peut donc, sans invraisemblance, le mettre aux mains d'un des assistants, ainsi que l'a fait le penitre Fuerich, ou encore lui donner tout de suite la place qu'il doit occuper définitivement.
Pendant tout le moyen-âge, et de nos jours encore, on a fait des écriteaux de fantaisie, reproduisant ou le monogramme du nom de Jésus, ms, doublé parfois du monogramme du nom du Christ, xps, ou les initiales du titre vérij table : I . N . R . I, qui signifient jesus nazarenus rex ju-