DECENT
Le curé de Luigné, en 1776, probablement parce qu*il était janséniste, n'avait d^égaids que pour ses amis ; il refusait l'entrée de sa maison à ses ennemis. Ce n'est ni dans son bréviaire ni dans l'évangile qu'il aura trouvé cette règle de conduite, qu'il savait fort bien mettre en pratique, puisqu'il l'a fait graver à la porto extérieure de son presbytère :
8ATIS AMICIS INIMIGI8 NIMIS
Je préfère, de beaucoup, la devise suivante, inscrite au prieuré-cure de Lasse. C'est presque celle des Minimes, à qui saint François de Paule avait légué le mot Charitas^ par suite d'une vision. Mais il relevait, je crois, des Génovéfains. Quoiqu'il en soit, c'est surtout par la charité que* doit se distinguer le chef d'un troupeau et, comme l'a dit saint Paul, elle est la plus grande entre les vertus théologales : Major autem charitas {Ad Corinth,^xi\iy 13.j
SUPEREMINEAT CARITAS
Ces deux mots sont séparés par une main soutenant un cœur percé d'une flèche, qui convient aux réguliers qui suivent la règle de saint Augustin.