‹ Traité pratique de la construction, de l'ameublement et de la décoration des églises, selon les règles canoniques et les traditions romaines, avec un appendice sur le costume ecclésiastiqueChapitre 131 sur 244 · LE CORDON · texte numérisé non relu

LE CORDON

1. Le cordon est destiné à serrer l’aube à la taille et à la relever tout autour pour qu’elle tombe également2.

2. Il est en lin3 et se bénit. Sa longueur doit permettre de le doubler ; il se termine à chaque extrémité par une grosse houppe ou gland. Après l’avoir noué sur le devant, le prêtre le ramène sur les côtés, où il l’entortille afin qu’il ne glisse pas4 : de cette façon, les houppes pendent à droite et à gauche, à peu près à hauteur du genou et non en arrière.

3. La Congrégation des Rites trouve le lin plus convenable pour la confection du cordon 5 ; toutefois elle n’exclut pas, selon l’usage romain, l’emploi de la soie, qui se conforme ordinairement pour la couleur à celle du jour6.

1 « Minister elevat albam super cingulum circumcirca ut honeste dependeat et tegat vestes, ac ejus fimbrias diligenter aptat ut ad latitudinem d'giti vel circiter super terram æqualiter fluat. » ( Rubr . Missai.) — « Albæ extremitates circumcirca acolythi sublevant etaptant, itaut æqualiter defluat et vestes contegat « (Cær. episc., lib. Il, cap. vin, n. 13.)

2 « Cingulo, per ministrum a tergo sibi porrecto, se cingit. Minister elevat albam super cingulum circumcirca ut honeste dependeat » (Rubr. Missai.) — « Cingulum quo albam constringunt, incipientes a tergo et ante corpus illam religantes » (Cær. episc., lib. II, cap. vm, n. 13.)

3 « Six ceintures de fil pour ceindre les dittes aubes » ( Invent . de la cath. de Tréguier , 1620)

4 « Utramque partem stolæ extremitatibus cinguli hinc inde ipsi cingulo conjungit » (Rubr. Missai.)

5 « An sacerdotes in sacrificio missæ uli possint cingulo serico ? S. R- C. respondit : Congruentius uti cingulo lineo » (22 janv. 1701, in congr. Montis Coronæ.)

6 « Au cingulum, tertium ornamentum sacerdotale, possit esse coloris para-

4. Les cordons de soie se retrouvent dans les anciens inventaires1, ce n’est donc pas une nouveauté. Mais il importe de repousser, comme fantaisie arbitraire, d’une part les cordons prolongés en passementerie en manière d’étole, et de l’autre les larges ceintures de soie unie ou brodée.

5. Le cordon de laine n’est pas défendu2, mais son emploi est peu commun.

6. Le cordon, selon la prière prescrite par le missel, est l’emblème de la chasteté et de la continence : « Præcinge me, Domine, cingulo puritatis et extirigue in lumbis meis hurnorem libidinis ut maneat in me virtus continentiæ et castitatis. »

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