LE CORPORAL
1. Le corporal tire son nom de son usage, car il est destiné à recevoir, pendant la messe, la sainte hostie et le calice.
mentorum ; an necessario debeat esse album? S. R. C. resp. : Posse uti cingulo coloris paramentorum. » (8 junii 1709, in Bracharen.)
1 Riculfus, évêque Helenensis, donna à son église en 916 : « Zonas quinque, unam cum auro et gemmis pretiosis, alias quatuor curn auro. « (Baluz., Appendix ad Regionem, p. 616.)
Pierre II, évêque de Paris, mort le 14 décembre 1219, légua à sa cathédrale une ceinture de soie : « Albas et succinctorium sericum. » (Guérard, Cartuluire de N. D. de Paris, tom. IV, p. 199.)
Le cordon trouvé dans le tombeau de Boniface VIII était « ex serico rubro et viridi, pulchre quidem intertextum cum suis chordulis sericeis ante pendentibus, suisque globulis et floccis.
« Uue petite ceinture de soye vermeille à seindre prebtre. » ( Inv . de N. D. de Châlons-sur-Marne , 1526,)
2 « ORDINIS CARTUSIANORUM. — Quum in quibusdam ecclesiis, in Gallia præsertim, inter sacerdotalia paramenta pro missa celebranda cingula lauea adhibeantur, procurator generalis ordinis Carthusianorum a Sancta Sede declarari petiit: Utrum cingula ex lana adbiberi licite valeant in celebratione sucrosancti missæ sacrificii? Sacra porro Rituum Cougregatio, re attente considerata, rescribendum censuit : Niliil obstare, quomiuus cingula in precibus enunciata adhiberi possint. Die 23 Decembris 1862. »
LA LINGERIE
Dans le tabernacle, il est en contact direct avec le ciboire et avec l'ostensoir, à l’exposition ou bénédiction du Saint-Sacrement.
Il est défendu de le mettre sous la vraie croix.
2. Sa forme est un carré en toile bénite, qu’on entoure de tous côtés d’une dentelle. L’usage allemand de les broder en couleur est tout à fait opposé à la lettre et à l’esprit des % rites 1 .
3. Il se plie également en trois dans tous les sens : d’abord en avant, puis en arrière, à droite et à gauche.
Ainsi plié, il se tient en réserve dans la bourse2.
4. Quand on l’étend sur l’autel au commencement de la messe, on le déplie entièrement3, sans réserver le pli antérieur pour ne l’ouvrir qu’à l’offertoire, selon l’usage français.
Il doit être fortement empesé, afin de se tenir ferme ; sans j cette précaution, les parcelles eucharistiques se recueilleraient difficilement.
5. La S. Congrégation des Évêques et Réguliers, dans une lettre écrite à un curé en 1729, fixe à six le minimum des corporaux que doit avoir une église : « Corporalia et pauca
l 1 K Corporale plicatum, quod ex lino tantum esse débet, nec serico vej auro in medio intextum, sed totum album et ab episcopo vel alio habeute
facpltatem simul cum palla benedictum. » (Rubr. Missal.)
3 « RAVENNATEN. — Per Joannem Françiscum Vistoli, tamquam unum ex cappellanis confraternitatis Suffragii, civitatis Ravennæ, démisse expositum fuit, in ecclesia confraternitatis prædictæ inorem iuvaluisse, quod tain super altari privilegiato, in quo quamplures, quam super cæteris, in quibus infrequenter celebrantur missæ, sacerdos, qui est primo celebraturus, exteudit corporale, et nonnisi ab alio, qui ultimo célébrât, amovetur, illud etiam ad sacrarium, una cum calice extra bursam reportando, cum in bursa nulla adsit pars aperta ad effectum ut in ea valeat sacrum linum includi, et enixe pro declaratione sequentium dubiorum S. R. C. enixe supplicatum : 1. An deceat nec ne corporale retinere extensum super altare toto tempore quo celebrantur missæ, et donec ab ultimo in eo célébrante reportetur ad sacra rium? 2. An conveniat corporale extra bursam deferri? Et S. R. G. respondit : Archiepiscopus incumbat, observantiæ et executioni rubricarum. Die 13 j Septernbris 1704. »
3 « Extrahit (sacerdos) corporale de bursa, quod extendit in medio altaris. » (Rubr. Missal.)
et minus congrua quodque maximum nitore et candore carentia deprehendimus ; ea ut saltem sex ex tela nitida ac densa confici curet (parochus), injungimus. »