‹ Traité pratique de la construction, de l'ameublement et de la décoration des églises, selon les règles canoniques et les traditions romaines, avec un appendice sur le costume ecclésiastiqueChapitre 8 sur 244 · PILATE SE LAVE LES MAINS ET PRONONCE LA SENTENCE · texte numérisé non relu

PILATE SE LAVE LES MAINS ET PRONONCE LA SENTENCE

« Un palais. Pilate assis sur un trône, les yeux tournés vers les Juifs. Un homme devant lui, portant un bassin et une aiguière, verse de l’eau et lui lave les mains. Derrière lui, un jeune homme écrit sur un papier ces mots : « Emmenez an « lieu public du supplice et attachez à une croix, entre deux « voleurs, Jésus de Nazareth, qui a corrompu le peuple, in- « sulté César, et qui, d’après le témoignage des anciens du « peuple, s’est proclamé faussement le Messie. » — Devant lui, le Christ ; des soldats s’en saisissent. Anne, Caïphe et d’autres Juifs, avec des enfants devant eux et sur la tête desquels ils posent les mains, regardent Pilate et montrent sa sentence. »

J’ai parlé de modèles à consulter et non à copier servilement, car c’est surtout l’idée que nous cherchons. Peut-être, des quelques représentations qui vont être décrites, sera-t-il possible de dégager certains traits particuliers qui, groupés ensemble et débarrassés d’un entourage inutile ou fautif, for-

meront le type de la première station. Rome y est pour la grande part, car le chemin de la croix est son œuvre, et, si elle ne l’a pas créé, elle l’a du moins développé, encouragé et propagé.

11 est regrettable que la crypte de la basilique de Saint- Pierre, plus connue sous le nom de « Grottes vaticanes, » renferme tant d’objets d’art cachés à la lumière et dérobés aux études. Là gît en effet tout le passé de cette basilique qui, de Constantin, son fondateur, à Nicolas Y, son destructeur, y avait accumulé, siècle par siècle, des trésors artistiques et archéologiques. Espérons qu’un jour viendra où ce vaste sépulcre de l’antiquité sacrée sera ouvert, ou tout au moins rendu plus accessible, je ne dis pas aux curieux, qui y vont quand ils veulent, mais aux véritables savants, qui ont besoin de temps pour ne pas étudier superficiellement, et qui doivent surtout prendre des notes pour ne pas oublier ni confondre les monuments si divers qui ont pu frapper leur attention.

Or, parmi ces monuments qui mériteraient les honneurs de la photographie, je distingue et mets au premier rang les sarcophages de marbre blanc où reposent les ossements de Junius Bassus et du pape Pie II. L’un est daté de l’an 359, l’autre n’est pas postérieur au ive siècle.

Sur le premier sarcophage, la scène de la condamnation se détache en fort relief, je dirais presque en ronde bosse, tellement les personnages ont de saillie relativement à la surface plane du bloc, dans lequel ils ont été taillés par une main habile et sûre d’elle-mème. Pilate est assis, dans l’attitude de la réflexion, car déjà la condamnation est prononcée, et le serviteur qu’il a demandé lui apporte l’eau avec laquelle il espère effacer une souillure indélébile. La tête appuyée sur sa main, il ne s’occupe même plus de Jésus, qui se tient debout devant lui, les mains liées derrière le dos, et assisté d’un soldat qui le garde.

L’air d’embarras et d’ennui qui se lit sur le visage de Ponce- Pilate, est plus sensible encore au tombeau de Pie II. Le jjfcge étend les mains comme pour repousser une solidarité qu’il

LE CHEMIN DE LA CROIX

aime mieux rejeter sur le peuple, tandis que son condamné, debout et immobile, montre du calme et une patience divine. Le Christ est jeune et imberbe, suivant l’usage des premiers siècles. Séroux d’Agincourt, au tome IV, planche Y, de son « Histoire de l’art par les monuments, » reproduit en gravure peu fidèle, comme toutes celles de son volumineux ouvrage, une scène de la même époque à peu près que les deux précédentes, mais mieux accusée et plus explicite de détails. Jésus ne varie pas d’attitude ; mais Pilate, également assis sur une espèce de siège en forme de piédestal, tient à la main droite le rouleau replié dont il vient de faire lire à haute voix le jugement, et de la main gauche fait un geste pour confirmer solennellement la sentence ou donner l’ordre aux soldats d’emmener leur victime.

Mis en place au xme ou xive siècle, les panneaux sculptés sur bois de la porte principale de l’église de Sainte-Sabine, au mont Aventin, sont pour moi, tant en raison du dessin que du faire artistique, antérieurs au vie siècle. Je dirais presque, tellement la similitude me paraît évidente, que l’artiste vivait au temps où les types des sarcophages primitifs persévéraient encore dans la sculpture, quoique déjà « romanisée, » ou bien que, revenant en arrière sur des modèles qu’il aimait et trouvait tout faits, il les copia assez exactement pour permettre aux archéologues une méprise sur l’âge présumable des panneaux. Pilate est assis sur un pliant et prononce par un geste la condamnation du Christ, qui, escorté par les soldats, répond ou semble répondre par un geste plus humble, mais non moins significatif de Pindex. Ce n’est plus l’agneau patient de l’Évangile, qui se tait quand on le tond1 ; c’est l’accusé qui prend lui-même sa défense et cherche à convaincre ou à confondre son juge.

1 « Dominus tamquam ovis ad victimam ductus est, et non aperuit os suum. » (Antien. de Laudes, au Jeudi saint.) — « Oblatus est quia ipse voluit, et non aperuit os suum : sicut ovis ad occisionem ducetur, et quasi agnus coram tondente se obmutescet, et non aperiet os suum. » ( Isaias , liii, 7.)

Le colossal et si curieux candélabre pascal de la basilique de Saint-Paul-hors-les-murs, signé des noms de Nicolas d’Angilo et Pierre Tassa1, nous amène au xue siècle.

Jésus-Christ, vigoureusement saisi et retenu par des soldats armés de lances, comparaît devant son juge. Pilate assis, comme il convient à l’autorité supérieure qu’il représente, et coiffé d’un turban à la façon orientale, tient et montre au peuple, de la main gauche, le livre de la loi, le code qui édicte des peines contre le roi des Juifs ; et, de la droite levée, signifie et prononce l’application de la peine de mort.

On compte par centaines les chemins de croix à Rome, mais leur qualité artistique est loin d’égaler leur nombre. Presque tous datent du siècle dernier ou sont des œuvres contemporaines. À fresque ou sur toile, tous, sans exception, reproduisent un seul et même fait, la « Condamnation » , et nulle part je n’ai rencontré le «Lavement des mains » . Les monuments iconographiques sont donc d’accord avec les textes, et c’est à ce titre que je citerai la première station des chemins de croix peints à fresque dans le cimetière de Saint- Jean-de-Latran et le long de l’escalier qui précède Saint-Pierrein-Montorio.

Le chemin de la croix qu’établirent les Franciscains, sur le Janicule, remonte à l’année 1731. On y voit Pilate assis et ordonnant à un scribe de lire la sentence de mort, que Jésus écoute, les yeux baissés : les mains du Sauveur sont liées et ramenées en avant, des soldats l’escortent.

Au cimetière de l’archi-hôpital de Latran, un seul soldat

1 L’inscription, gravée sur marbre, se lit ainsi :

EGO . NICOLAVS . DE ANGILO . CVM . PETRO . TASSA . DE . TITO . HOC . OPVS . COMPLEVI.

Le même artiste se retrouve en 1170 au maître-autel de la cathédrale de Sutri et, en 1180, à la confession de Saint-Barthélemy en l’ile. — Ughelli,

« Italia sacra, » t. I, p. 1275, reproduit sa signature de cette manière :

HOC OPVS FECIT NICOLAVS ET FILIVS EIVS ANNO INCAR. M . CLXX . — FACTVM EST HOC OPVS A YEN . VIRO ADALBKRTO EPISCOPO.

LE CHEMIN DE LA CROIX

l’accompagne ; les mains du Christ sont également liées, et sa tête est couronnée d’épines. Il prête l’oreille, ainsi que Pilate, qui trône sur un tribunal élevé, à la sentence que lit le scribe sur un volumen déployé.

Voilà les modèles, tant anciens que modernes, qui devaient attirer et fixer notre attention. Il importe d’en grouper maintenant les traits principaux pour en former un type unique que compléteront encore les données évangéliques.

L’aurore éclaire le ciel de ses premiers feux. Les quatre évangélistes sont unanimes à préciser le moment où commence le grand drame de la crucifixion. C’est le matin, alors qu’il fait déjà jour : « Mane autem facto » (S. Matth., xxvii, 4). — « Et confestim mane» (S. Marc., xv, 1). — « Et ut factus est dies » (S. L\jc., xxii, 66). — « Erat autem mane » (S. Joann. , xviii, 28).

La scène qui nous occupe va se passer au prétoire : « Tune milites præsidis suscipientes Jesum in prætorium » (S. Matth., xxvii, 21). — « Milites autem duxerunt eum in atrium prætorii » (S. Marc., xv, 16). — « Adducunt ergo Jesum a Caipha in prætorium » (S. Joann., xviii, 28). Saint Jean, affirme donc qu’au sortir du palais de Caïphe Jésus est conduit au prétoire ; non moins explicites, saint Mathieu et saint Marc racontent que c’est au prétoire que le prennent les soldats, qui, après sa condamnation, le conduisent dans l’atrium ou cour intérieure du prétoire, pour le livrer à la curiosité, au mépris et aux insultes de la populace.

Je n’ai point visité les saints lieux ; cependant, d’après le con^ texte de l’Évangile, il est facile de se figurer la disposition intérieure du prétoire. Le premier interrogatoire se fait dans la salle du prétoire ; mais, comme la foule augmente graduellement et que l’espace devient insuffisant pour contenir ce flot sans cesse grossissant, Pilate sort dehors, c’est-à-dire qu’il va siéger en avant de cette même salle, sur une terrasse ou portique ouvert, à laquelle mène un large escalier qui part de l’atrium.

(' Pilatus autem, quum audisset hos sermones, adduxit foras

Jesum ; et sedit pro tribuuali, in loco qui dicitur Lithostrotos, hebraice autem Gabbatha» (S. Joann., xix, 13).

L’aire de ce portique est pavée, à la manière romaine, de morceaux de marbre de différentes couleurs, coupés symétriquement et combinés selon les figures les plus gracieuses de la géométrie. Tels sont encore à Rome les dallages découverts au Forum et sur la voie Nomentane, à cet oratoire qu’on a si pompeusement nommé « basilique de Saint-Alexandre » . Le lithostrotos, ou « pavé de pierre » , a précédé 1’ « opus alexandrinum » , qui, comme lui, est formé de pièces de rapport, plus petites toutefois, mais que l’on confond à tort, à Rome même, avec la mosaïque du moyen-âge.

L’existence de l’escalier est incontestable, car elle est attestée par un texte et par un monument. Saint Marc dit positivement que la foule « monte » au palais pour y porter ses réclamations d'usage : « Et quum ascendisset turba, cœpit rogare, sicut semper faciebat illis » (S. Marc., xv, 8). L’escalier est à Rome, depuis des siècles, l’objet de la vénération et du culte. Par respect pour Jésus, qui le foula de ses pieds et l’arrosa de son sang, les fidèles ne le montent qu'à genoux et en priant. Cet escalier se compose de vingt-huit marches de marbre blanc que, pour en empêcher l’usure, le pape Clément XII a fait recouvrir de bois4. Placé en avant du « Saint des Saints » , près de la basilique de Latran, il est couronné à son sommet par deux portes provenant du prétoire ; portes carrées et en marbre blanc, dont les linteaux seuls sont moulurés et sculptés.

Une partie de ces circonstances se trouve exprimée sur l’ivoire de Milan 1 2. En effet, le prétoire est un palais, dont la salle

1 V. mon « Année liturgique à Rome », 2e édition, p. 289. — Màzzuconi,

« Memorie storiche délia Scala santa » Rome, 1840, in-8°. Au xvie siècle, cet escalier portait encore le nomd’ « Escalier de Pilate, » désignation dont se sert dans son « Diario » Paris de Grassis, évêque de Pesaro et maître des cérémonies du pape : « Ipse (Papa) apud Lateranum pernoctavit cum suis; non tamen nunc ingressus est ecclesiam, sed per scalas sacras, quæ vulgo Pilati dicuntur, ingressus est palatium. »

2 Voir la planche dans les Annales Archéologiques , vol. xxi, page 18.

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principale, bâtie en forme de donjon, est coiffée d’un toit conique. En avant, sous une arcade qui n’est pas la porte, mais un portique ouvert, comme le Lithostrotos, Pilate assis, les pieds sur un escabeau ou une épaisse marche d'escalier, se lave les mains dans le bassin concave que tient son serviteur.

Pilate a la figure soucieuse. Le rêve de sa femme le préoccupe, sa conscience lui reproche un acte que rien ne justifie 1 ; sa main même est portée à sa tête pour la soutenir, car elle penche inclinée par l’ennui qui l’oppresse. Néanmoins il prend son parti, quoique timidement, et le geste, auquel il se décide de la main droite, trahit son émotion et son embarras.

Son front, comme sur le diptyque de Milan, peut être ceint d’un bandeau perlé ; et, sur l’épaule droite, s’agrafera la chlamyde qui couvre en partie sa tunique.

Il est assis sur un pliant, solidement appuyé sur des griffes de lion dont les têtes rugissent aux accoudoirs2. Sa dignité de président et ses fonctions de juge exigent cette posture, que d’ailleurs réclame expressément la traduction littérale du texte sacré : « Sedente autem illo pro tribunali » (S. Matth., xxvii, 19). — « Pilatus autem, quum audisset hos sermones, adduxit foras Jesum et sedit pro tribunali » (S. Joann., xix, 13).

Le tribunal est constitué en dehors de la salle des jugements ordinaires. Pilate domine l’assemblée qu’il préside :

« Tradiderunt Pontio Pilato præsidi » (S. Matth., xxvii, 2). Sa garde l’entoure et lui fait une escorte d’honneur ; les licteurs se placent en arrière, portant au bras les verges qui dénotent la puissance souveraine au nom de laquelle la justice est rendue et mise à exécution. Plus près de Pilate et à ses

1 c< Ait autem Pilatus ad principes sacerdotum et turbas : Xib.il invenio causæ in hoc homine. » (S. Joann., xxm, 4.)

2 « Et duo leones stabant juxta manus singulas. » (Lib. Reg., x, 18-19.) — Voir sur les chaises curules, « sella plicatilis, suggestus, faldistorium, trône consulaire, » le tome I des Mélanges d’archéologie , p. 167 et suiv.

côtés se groupent ses familiers et les scribes chargés de rédiger l’interrogatoire et la sentence, puis de la promulguer à haute voix en présence du peuple assemblé. La condamnation à mort vient d’être prononcée : le scribe, sur Tordre donné par Pilate, déroule le parchemin sur lequel est enregistrée la sentence qui sera conservée dans les archives du palais, puis il en donne lecture au patient.

Jésus se tient debout : « Jésus autem stetit antepræsidem » (S. Matth., xxvii, 11). Il est silencieux, car il n’a rien à objecter contre l’injuste arrêt qui le frappe : « Et non respondit ei ad ullum verbum, ita ut miraretur præses vehementer » (S. Matth. , xxvii, 14); — « Jésus autem amplius nihil respondit, ita ut miraretur Pilatus » (S. Marc., xv, 5). Il est habillé dérisoirement d’une robe de pourpre, en remplacement de la robe blanche dont Hérode l’avait revêtu : « Sprevit autem ilium Herodes cum exercitu suo, et illusit indutum veste alba, et remisit ad Pilatum. » (S. Luc., xxm, 11). — « Exivit ergo Jésus, portans coronam spineam et purpureum vestimentum » (S. Joann. ; xix, S). Son front ensanglanté est déchiré par une couronne d’épines : « Et milites, plectentes coronam de spinis, imposuerunt capiti ejus, et veste purpurea circumdederunt eum » (S. Joann., xix, 2) . Ses mains, liées de cordes, sont attachées derrière le dos : « Et vinctum adduxerunt eum » (S. Matth., xxvii, 2). — « Yincientes Jesum, duxerunt et tradiderunt Pilato» (S. Marc., xv, 1).

Les mains du Sauveur furent-elles liées en avant ou en arrière ? L’ivoire du Louvre adopte la première opinion ; je me range à la seconde, car il me revient à la mémoire ces vers du deuxième chant de T Ènéide , qui impliquent, ce me semble, la constatation d’un usage romain :

Ecce manus juvenem interea post terga revinctum Pastores magno ad regem clamore trahebant Dardanidæ.

Les soldats, qui ont amené violemment le Christ à Pilate, restent autour de lui, prêts à jeter de nouveau les mains sur

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sa personne sacrée pour le conduire au supplice : « Milites autem duxerunt eum in atrium prætorii, et convocant totam cohortem » (S. Marc., xv, 16). — « Tune milites præsidis, suscipientes Jesum in prætorium, congregaverunt ad eum universam cohortem » (S. Matth., xxvii, 27).

Le palais de Pilate est envahi par la foule qui s’y presse, compacte et haletante, muette maintenant, mais le cœur encore plein de vociférations. Il semble que le cri de mort pro féré par toutes ces bouches béantes, comme satisfaction de la solution qu’elles ont provoquée, plane sur cette assemblée coupable, où l’on distingue des vieillards mêlés aux soldats, et où l’on voit des prêtres et des scribes confondus dans une même haine contre celui que tous accusent de s’être proclamé Roi des Juifs : « Summi sacerdotes cum senioribus et scribis et universo concilio » (S. Marc., xv, 1). — « Pontifices autem concitaverunt turbam » (Id., 11). — « Omnes principes sacerdotum et seniores populi » (S. Matth., xxvii, 1). — Principes autem sacerdotum et seniores persuaserunt populis ut peterent Barabbam, Jesum vero perderent » (Id., xxviii, 20). — « Convenerunt seniores plebis et principes sacerdotum et scribæ » (S. Luc., xxii, 66). — « Et surgens omnis

multitudo illorum Exclamavit autem simul universa

turba » (Id., xxii, 1, 18). — « Quum ergo vidissent eum pontifices et ministri, clamabunt dicentes : Crucifige » (S.

JoANN., XIX, 6).

La sentence réclamée par le peuple, rédigée et lue par le scribe sur l’ordre de Pilate, tel est le point principal que le tableau de la première station doit mettre en évidence. C’est ainsi que trouvera sa réalisation ce verset du chapitre xxm de l’évangile de saint Luc : « Et Pilatus adjudicavit fieri pétition em eorum », qui pourrait servir d’épigraphe à ce chapitre, dont il est meilleur et le plus substantiel résumé.

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