‹ Traité pratique de la construction, de l'ameublement et de la décoration des églises, selon les règles canoniques et les traditions romaines, avec un appendice sur le costume ecclésiastiqueChapitre 80 sur 244 · LA MITRE · texte numérisé non relu

LA MITRE

1. La mitre est un des plus nobles insignes de l’épiscopat catholique. Primitivement, elle caractérisait exclusivement Tordre épiscopat, qui est au sommet de la hiérarchie. On peut la définir dans son état actuel : une coiffure solennelle, dont l’usage, dans les fonctions ecclésiastiques, se règle d’après le Cérémonial des évèqaes, le Pontifical romain , et les décrets de la sacrée Congrégation des Rites.

2. La forme actuelle de la mitre est très-élevée. Voici ses dimensions approximatives, d’après une mitre de S. S. Pie IX : hauteur totale, quarante-trois centimètres ; hauteur des cornes, vingt-cinq centimètres ; largeur à la naissance des cornes, trente-cinq centimètres ; longueur des fanons, sans la frange, quarante centimètres ; largeur des fanons dans la partie la plus étroite, six centimètres et demi. Il va sans dire que la règle que nous donnons ici ne peut être rigoureusement fixe, car l’élévation se règle sur la largeur, déterminée elle-même par le tour de la tête ; mais cette différence ne peut jamais constituer un écart notable.

De la base à la naissance des cornes, la mitre va en s'élargissant, et ses deux pointes sont taillées en ogive ; au moyenâge, elle était triangulaire. Un carton mince, placé à l’intérieur, la maintient droite et ferme.

Les deux mitres d’innocent III, que possède le trésor de la cathédrale d’Anagni, sont renforcées, Tune de toile, l’autre de parchemin, ce qui les rend plus légères à la tête et, partant, moins incommodes à porter.

Page 1