Le consécrateur la remet à l’élu en disant
« Accipe baculum pastoralis officii, ut sis in corrigendis vitiis pie sæviens, judicium sine ira teiiens, in fovendis virtutibus auditorum animos demulcens, in tranquillitate severitatis censuram non deserens. »
Pour les abbés, la formule offre cette double variante, à la tradition de la crosse et à l’installation sur le siège abbatial :
« Accipe baculum pastoralis officii, quem præferas catervæ tibi commissæ, ut sis in corrigendis vitiis pie sæviens, et cum iratus fueris, misericordiæ memor eris. »
« Accipe plenam et liberam potestatem regendi hoc monasterium et congregationem ejus, et omnia quæ ad illius regimen interius et exterius, spiritualiter et temporaliter pertinere noscuntur. »
13. La crosse est de rigueur aux offices pontificaux, messe, vêpres, salut, processions, et, pour les évêques, à toutes les fonctions épiscopales, ordinations, bénédictions, confirmations, consécrations. Elle sert quand on marche et quand on bénit solennellement ; on s’appuie dessus des deux mains pendant l’Evangile et le Magnificat.
14. Le porte-crosse, pour ne pas salir la hampe, la saisit avec les manches de son surplis1, mais il lui est interdit de prendre des gants 2 3. Il la tient aux processions devant l’évêque, à deux mains et levée de terre. 11 est loisible, pour plus de solennité, de le revêtir d’une chape de la couleur du jour.
1 « Quem (baculum) manu dextera cottæ extremitate cooperta tenebit, sed
nudum, nulloque panuiculo appenso, ilium episcopo, cum opus erit, offeret. cc ( Cær . episc., lib. I, cap. xi, n. 5.J
3 « Per Cæremoniale, lib. I, cap. xi, n. 5 et 6, cautum est ne minister baculum aut mitram gestans eam nudis manibus tangat, sed nikil taie statuitur circa ministros qui de libro, gremiali, thuribulo et navicula, candelabris serviunt : quæritur ergo an liceat hos ministros, atque illos qui serviunt de baculo aut mitra uti chirothecis? S. R. C. respondit : Négative. »