‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 122 sur 580 · PARIÉTAIRE · texte numérisé non relu

PARIÉTAIRE

Herha Parietariœ seii Eeixmes.

La Pariétaire est uiie plante extrêmement répandue sur les murs et les décombres de l’Europe. Elle répond au Parietaria officinalis L., qu’on a maintenant divisé en 2 espèces : le Parielaria diffusa Koch., répandu très-largement dans les régions méridionales aussi bien que dans leNord, et le Parielaria crectaM., qui ne se rencontre pas dans le Midi.

La Pariétaire, telle qu’on la trouve dans les droguiers, est formée de tiges minces, très-rameuses ou diffuses {P. diffusa), plus rarement simples ou munies de rameaux plus courts que les feuilles (/^ erecta). Les feuilles sont alternes, pétiolées, ponctuées, longues de 6 à 8 centimètres, larges de 4 à 5, ovales, lancéolées ou oblongues, entières sur les bords, plus ou moins acuminées au sommet et plus ou moins atténuées à la base. De chaque côté de la nervure médiane se détachent 2 ou 3 nervures convergentes. La plante entière, tige et feuilles, est verte, pubescente ou velue, s’accrochant par des poils rudes. Les üeurs sont polygames, rapprochées en glomérules axillaires et sessiles, munies d’un involucre commun. Elles sont très-petites, verdâtres ou rougeâtres et d’une structure très-simple. Les hermapbodites sont formées d’un calice â 4-5 folioles presque égales, soudées â la base; d’autant d’étamines opposées aux pièces du calice, à blets incurvés et se détendant comme un ressort â la maturité; d’un ovule uniloculaire, surmonté d’un style trèscourt et d’un stigmate en pinceau. Les ileurs mâles diffèrent des précédentes par l’absence de l’ovaire ; les fleurs femelles par l’absence des étamines.

DES HERBES. — URTICÉES

La Pariétaire a une saveur mucilagineuse, un peu âpre et saline. Elle contient une quantité assez considérable de nitrate de potasse.

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