MOUSSE DE CORSE
Coralline de Corse. — lîelminlhocorton.
La Housse de- Corse est loin d’être une substance simple :
MOUSSE DE CODSE.
c’est un mélange d’une grande quantité d’impuretés, de sable, de débris de toute sorte, et d’algues appartenant à des genres très-divers. De Candolle a déjà montré depuis longtemps quelle variété de plantes marines entrent dans^celte substance : il a même établi, ce qui est souvent vrai, même poiii’ les mousses de Corse assez pures, que le Sphœrococcus lielminthocortos Agardh {Fucus Helminlhocorton La Tourelle, Ceramium Hchninthocortos Roth, Gigartina Helminthocortosliïim.)^ qu’on regarde comme l’élément fondamental du médicament y entre à peine pour un tiers.
L’aspect de la Mousse de Corse est celle d’une substance brunâtre, composée de nombreux filaments de 1 à 2 centimètres de longueur, plus ou moins ténus, intriqués les uns dans les autres. L’odeur est celle. des plantes marines; la saveur est fortement salée. Si l’on en isole avec soin VHelmintocortos, on le trouve composé de petites touffes cartilagineuses, d’une couleur blanchâtre ou brunâtre, formée de filaments cylindriques rampant à la surface du sable, et de rameaux ascendants déliés, qui se divisent en branches dichotomes ou rarement verticillées. Ces éléments sont, à la simple vue, filiformes et cylindracés. Leur longueur est de 1 à 1 cent. 1/2 ; leur épaisseur de 1/4 à 1/3 millim. Dans Teau, ils se gonllent et prennent une couleur blanc-jaunâtre. Examinés au verre grossissant, ces filaments se montrent composés de tubes cylindriques finement striés en travers à des intervalles extrêmement rapprochés, surtout dans les rameaux. Cette apparence tient à la structure même des filaments qui sont composés de cellules rangées à côté les unes des autres par étages assez réguliers et dont les plans horizontaux dé séparation correspondent aux stries transversales de la surface.
Parmi les algues qu’on trouve le plus communément dans la mousse de Corse et qui en forment même parfois la plus grande partie, il faut signaler le Ceramium fruticulosum Roth, le Spluerococcus plicatus Agardh {Fucus plicalus), et enfin des débris
CRYPTOGAMES CELLULAIRES* — LICRENS*
OU même des tiges entières de Coralline officinale, dont les propriétés vermifuges ont été autrefois très-préconisées et qui mérite que nous en disions quelques mots.