THE
plus de 4o degrés des nervures secondaires, qui, après avoir été presque directement jusqu’aux 2/3 de la distance entre la nervure et les bords, se recourbent pour s’anastomoser en arc. Elles donnent par leur concavité des nervilles formant un réseau très-lâche.
Les feuilles de Thé telles qu’elles arrivent dans le commerce sont torréfiées et enroulées. Lorsqu’elles ont auparavant subi une sorte de fermentation, elles donnent le Thé noir. Quand on les a torréfiées directement, elles forment le thé qu’on désigne sous le nom de Thé vert. Les sortes commerciales qui se rangent sous ces deux dénominations sont d’ailleurs très-nombreuses. Elles sont formées de feuilles plus ou moins fines selon leur âge et aussi suivant le moment de leur récolte. On fait d’ordinaire trois récoltes, et les feuilles sont d’autant plus estimées qu’elles appartiennent aux premières cueillettes. Nous indiquerons brièvement les diverses sortes :
I. Thés noirs. — Caractérisés par leur teinte brune sombre, et par la coloration brun foncé qu’elles donnent â leur infusion. Ils ne contiennent pas de principe capable de réduire les sels d’argent.
Lorsque les feuilles sont encore jeunes , leur face inférieure est couverte d’un duvet blanc argenté, qui tranche sur, la couleur noire de la face supérieure. Ces feuilles, appartenant à la première récolte, sont bien roulées en spirale dans le sens de la longueur ; elles présentent des fdets blanchâtres, ou des parties blanches aux deux extrémités et donnent les Thés Pekoe
ou Thés Pekao, qu’on désigne sous les noms de Pekoe ci pointes
blanches, Orange Pekoe.
Les feuilles larges, minces, concassées, roulées dans le sens de la largeur, mais sans duvet blanchâtre, forment le Thé Souchong.
Les feuilles minces, courtes, d’un noir grisâtre, qui paraissent être les premières feuilles ou les plus jeunes de la troisième récolte, forment le Thé Congo.
FEUILLES. — TEIINSTIIŒMIACEES.
I oG
Enfin le Thé Bohea ou Bony est celui qui est formé des feuilles les plus âgées de cette dernière récolte. Ces feuilles sont assez variées dans leur aspect, d’une couleur brunâtre, plus ou moins claire.
11. Thés verts. — Les Thés verts sont facilement reconnaissables à leur couleur d’un vert plus ou moins clair, quelquefois légèrement bleuâtre. L’infusion qu’ils donnent est d’un jaune clair, et ils contiennent un principe réducteur des sels d’argent.
Les diverses sortes se distinguent par la manière dont elles sont enroulées : les unes étant simplement roulées en longueur, les autres étant en outre pliées transversalement de manière â former des boules plus ou moins fines.
Les sortes les plus estimées sont :
Le Hyson ou Haj/siven, formé des feuilles de la première récolte, bien roulées en longueur.
Le Schoidang, qui ne se distingue du précédent que par l’arome qu’on lui a donné artificiellement au moyen de VOlea fragrans.
Le Thé poudre Cl canon ow perlé, formé des petites feuilles de la première et de la deuxième récolte, roulées en petites boules.
Le Thé impérial, qui est formé de feuilles plus âgées en plus grosses boules.
La qualité inférieure des Thés verts, celle qui répond au Thé Bouy dans les thés noirs, et qui est formée des feuilles les plus Agées de la troisième récolte, est le Tonkay ou Timkay, dont les feuilles sont jaunâtres et mal roulées en spirale.
Un grand nombre de feuilles ont été employées en guise de thé et ne doivent pas être confondues avec lui. Nous ne nous arrêterons pas h les décrire. Nous nous contenterons de rappeler que, pour reconnaître le véritable thé, il suffit d’étaler les feuilles mises en infusion et d’y constater les caractères que nous avons décrits plus haut.
La composition du Ihé a été bien étudiée. On v indique
F I-: U ILLES D’ORANGElî.
commo principes importants : de la théine, snl)stance azotée analogue la caféine, variant dans les proportions de 0,-^ à \ p. 100; de riinile essentielle, pins abondante dans les Thés verts que dans les antres; dn tannin, également plus abondant dans les Thés verts; une matière résineuse, et la matière colorante brun noirâtre des Thés noirs.
.VntANTIACÉES.