‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 157 sur 580 · SUMACS VÉNÉNEUX · texte numérisé non relu

SUMACS VÉNÉNEUX

Folia Rhois Toxicodendri.

Deux espèces voisines, habitant toutes les deux l’Amérique du Nord et cultivées dans nos jardins, donnent aux droguiers leurs feuilles sous le nom de Sumac vénéneux. Ce sont le lîhus Toxicodendron L. et le Rhus radicans L.

Ce sont de grandes feuilles, composées de trois folioles. Elles sont longuement pétiolées , sans stipules. Les folioles sont ovales, atténuées à la base, acuminées au sommet. Les folioles latérales sont presque sessiles, inégales, le côté interne étant de moitié moins large que l’autre; la foliole terminale symétrique est longuement pétiolée, plus grande que les autres, alteignant 6 à 10 centimètres de long sur 3 à 5 de large. Les feuilles sont vertes sur la face supérieure, plus pâles sur la face inférieure, tachées çà et lâ par un suc laiteux, qui devient noirâtre dans les feuilles sèches. — Les unes sont entières sur le bord et glabres (/Mws radicans) ; les autres sinuées-dentées et pubescentesà la face inférieure {Rhus Toxicodendron).

La saveur est astringente. Le contact de la feuille fraîche produit souvent sur la peau des ampoules très-dangereuses surtout, dit-on, pour les personnes blondes. — La plante contient une matière toxique volatile encore mal déterminée.

Les feuilles du Ptelea (rifoliata, qu’on a quelquefois confondues avec celles du Rhus Toxicodendron Midi., ou données à la

place de cette espèce, s’en distinguent très-facilement par leur foliole terminale sessile et brusquement atténuée à la base.

LÉGUMINEUSES

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