BOUILLON BLANC
Molcne. Feuilles de Molène. — Folia Verbasci.
Le Bouillon blanc, Verbascum Thapsus L. {Verb. Schraderi Meyer) plante de presque toute l’Europe, donne î\ la matière médicale ses feuilles et ses fleurs.
Les feuilles sont alternes sur la tige ; les radicales sont pétiolées, les caulinaires sessiles et longuement décurrentes. Elles sont ovales ou lancéolées, crénelées sur les bords et sont recouvertes d’un duvet cotonneux formé de poils étoilés {fig. 100), qui leur donne un toucher moelleux et permet de les reconnaître très-facilement. Ces poils ont tantôt un seul {fig. 100 «) verti-
FKUILLES.
LABIÉES
cille de rameaux, d’autres fois deux verlicilles superposés {fig. 100 b), parfois encore un plus grand nombre {fig. 100 c). L’odeur de la plante fraîche est légèrement narcotique, mais
cette odeur disparaît dans les feuilles sèches. Le goût est mucilagineux et amer.
On emploie concurremment les feuilles des Verbacum thapsiforme Schrad. et V. phlomoïdes L. qui ont le même aspect et les mêmes propriétés.
LABIÉES
o8. FEUILLES DE MÉLISSE.
Citronnelle. Mélisse cilronée. — Ilerba Melissœ cüratœ.
C’est la plante, le plus souvent recueillie avant la floraison, du Melissa officinalis L., qui croît dans le midi de la France et qu’on cultive fréquemment dans les jardins.
La tige est quadrangulaire, striée, rameuse, velue sur les jeunes rameaux. Les feuilles sont opposées, pétiolées, ovales, cordiformes, de 1 à 3 centimètres de long sur 1 à 2 centimètres de large, grossièrement dentées en scie, rugueuses, pu-
VEUVEINE ODOUANTE.
bescentcs, d’un vert clair en dessus, plus pâles â la face inférieure, finement ciliées sur les bords. Sur la face inférieure de petites glandes assez dispersées contiennent de l’huile essentielle ; ces glandes se retrouvent sur les jeunes calices.
L’odeur est agréable, analogue à celle du citron. La plante donne une huile volatile à laquelle elle doit son odeur.
Dans les exemplaires qui ont des fleurs, on voit ces fleurs portées sur des pédoncules axillaires courts et rameux. Elles sont unilatérales, de couleur blanc jaunâtre. Le calice est campanulé à 2 lèvres ; la corolle à tube recourbé, à limbe bilabié; la lèvre supérieure bifide à 3 lobes dont celui du milieu plus grand que les autres ; les étamines didynames rapprochées en arc sous la lèvre supérieure.
Une variété de la Cataire (le Nepata Cataria L. var. citriodora Baker) a une odeur qui rappelle celle de la Mélisse et des feuilles cordiformes comme elle ; mais elle s’en distingue facilement par la pubescence blanchâtre dont ces feuilles sont couvertes. Les fleurs, groupées en inflorescences denses presque globuleuses ont du reste un calice qui n’est point bilabié comme celui de la Mélisse.
VERBENACÉES.