‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 199 sur 580 · FEUILLES DE LAURIER · texte numérisé non relu

FEUILLES DE LAURIER

Folia Lauri.

Le Laurier (/.rtum't nnhiUü L.), qui croît spontanément dans divers points de la région méditerranéenne et de la région occidentale de la France, est cultivé ou subspontané dans presque toute l’Europe moyenne et occidentale.

Ses feuilles sont coriaces, oblongues, lancéolées, longues de 8 • à 10 centimètres sur 4 ou 5 de large, plus ou moins ondulées sur les bords, aiguës ou obtuses au sommet, courtemenl pétiolées. La feuille est glabre, verte et brillante en dessus, plus pâle à la face inférieure. Une forte nervure médiane, saillante’ sur les

PLA^c^oy . — Droguas simples. I 4

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deux laces, la parcourt de bas en haut et donne un certain nombre de fortes nervures secondaires (8-10), épaisses, obliques, souvent marquées à leur aisselle de touffes de poils. Elles se divisent en veinules formant un réseau très-fin au milieu d’un parenchyme, que des glandes oléifères rendent ponctué.

L’odeur des feuilles de Laurier est très-marquée, lorsqu’on les froisse entre les doigts. Elle est agréable et sui generis. La saveur est âcre, aromatique, amère et caractéristique.

Ces feuilles contiennent de l’huile essentielle, une substance astringente et un principe amer.

()4. MALABATHRUM.

Volia Malabathri seu Tndi.

On désigne sous ce nom les feuilles d’un Cinnamomum, qui n’est pas bien déterminé, les uns le rapportant au Cinnamomum Malabathrum Batka, les autres au Cinnamomum Tamala Nees. — Quoi qu’il en soit, ces feuilles arrivent des Indes orientales et présentent les caractères suivants :

Elles sont longues de 8 à l'2 centimètres sur 2 à 3 de large, mais peuvent dans certains cas atteindre jusqu’à 25 centimètres de long sur 18 de large. Leur forme est oblongue, légèrement atténuée aux deux extrémités ; leurs bords sont entiers, leur couleur est d’un vert jaunâtre brillant en dessus, d’un vert grisâtre en dessous. Une nervure médiane fortement marquée coupe la feuille en deux parties égales, et de chaque côté de cette nervure et rapprochée des bords se trouve une nervure longitudinale courbe, qui arrive en s’amincissant jusqu’au sommet.

L’odeur du Malabathrum est nulle, la saveur peu marquée rappelle un peu celle de la Cannelle.

Ou n’y trouve pas d’huile essentielle.

MATICO.

JUGLANOEES.

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