‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 208 sur 580 · DES FLEURS {FLORES · texte numérisé non relu

DES FLEURS {FLORES

Les Fleurs, qu’on trouve dans les droguiers, ne sont pas toujours composées de toutes leurs parties, c’est-à-dire en allant de l’extérieur à l’intérieur : le calice, d’ordinaire vert ; la corolle, généralement colorée ou blanche ; les étamines et le pistil. Parfois, on ne récolte pour l’usage qu’un des verticilles, la corolle. Lorsque cette corolle est polypétale, c’est-à-dire, que ses pièces (appelées pétales) sont naturellement distinctes, on trouve dans les droguiers ces parties séparées : lorsqu’elle est gamopétale (à pièces soudées entre elles) elle reste à l’état de corolle entière, et elle est même le plus souvent accompagnée des étamines qui s’insèrent sur sa face interne et qui, par leur disposition et leurs particularités, peuvent servir à la détermination.

Par contre, nous avons parfois des inflorescences entières, et non plus des fleurs isolées : dans presque toutes les Composées ou Synanthérées, on cueille les Capitules des flew's et non les fleurons ou demi-fleurons ; parfois même on laisse les Capitules réunis en inflorescence ; dans le Muguet de mai on conserve les grappes entières ; de même sous le nom de Kousso on nous envoie les grandes panicules de la plante.

Dans les Monocotylédones (le Lis, le Colchique par exemple), c’est un périanthe, d’apparence corolloïde, que l’on conserve dans les pharmacies.

Dans un seul cas, c’est une partie encore plus réduite de la fleur que l’on emploie : le Safran est en effet uniquement formé des stigmates et de l’extrémité du style.

DES FLEUDS.

Les Heurs peuvent ôtrc cueillies à des états de développement ditrérents : le clou de Girofle est un véritable bouton, dont les pétales ne se sont pas encore étalés ; dans les Heurs de Cannelier au contraire, l’ovaire a commencé à grossir et nous avons le passage de la Heur au fruit. Mais ce sont lù. des exceptions et, dans la plupart des cas, les Heurs que nous aurons à étudier sont dans leur état de développement ordinaire.

Dans ce cas, et lorsqu’elles sont complètes, les moyens de détermination botanique ne nous manquent pas, et il devient facile de les appliquer, comme nous le ferons dans le tableau suivant, où nous tiendrons compte des diverses particularités que nous avons signalées ci-dessus.

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