FLEURS DE SUREAU
Flores Sambuci.
Lg Sureau commun (^Scimbucus nigra L.) Gst un aibre répandu dans toute l’Europe et cultivé dans nos jardins. Pour l’usage pharmaceutique on cueille d’ordinaire les inflorescences entières ; parfois cependant on en trouve dans les droguiers les fleurs isolées.
L’inflorescence est grande, formée d’un gros pédoncule qui se divise en 5 rayons, portant des rameaux secondaires rangés généralement par 3, et se subdivisant eux-mêmes le plus souvent en 2 branches minces, qui portent les fleurs. L’ensemble forme comme un corymbe plan, d’un diamètre considérable, atteignant 13 à 20 centimètres et très-florifère.
Les fleurs en elles-mêmes sont très-petites, de 2 à 3 millimètres de diamètre. Elles sont régulières, formées d’un petit calice sous-globuleux, à 4 ou 5 dents peu marquées; d’une colonne rotacée à 4 ou 5 divisions obtuses, d’un blanc jaunâtre ; 4 ou 5 étamines alternent avec ces pièces de la corolle et, ouvrant leurs anthères vers l’extérieur, laissent tomber un pollen d’une belle couleur jaune, à 3 sillons et à 3 pores. L’ovaire est soudé avec le tube du calice et marqué à sa partie supérieure par 3 stigmates sessiles et obtus.
L’odeur des fleurs fraîches est très-forte et désagréable; elle diminue par la dessiccation et devient beaucoup plus douce. La saveur est mucilagineuse et amère. Quant à la couleur, elle devient jaunâtre dans les fleurs sèches : encore faut-il que les fleurs aient été séchées avec soin et soient conservées à l’abri de l’air humide, sans quoi elles prennent rapidement une teinte noirâtre ou se détériorent.
COMPOSÉES
On en relire de riiuile essentielle, de la résine et une substance mucilagineuse.
Les tleurs de l’Hiôble, Sambucus Ebulus L., commun sur tous nos chemins, se distinguent à la couleur de leurs anthères rougeâtres, et à l’inflorescence â 3 branches primaires au lieu de 3. Elles ont une odeur agréable, même à l’état frais.
COMPOSÉES
Nous groupons ici sous le nom de Fleurs tle Composées, soit des fleurs isolées les unes des autres (fleurons du Carthame et du Biuet), soit les inflorescences que nous avons déjà décrites sous le nom de capitules et qui réunissent dans un réceptacle^ entouré d’un involucre^ un certain nombre de fleurs tubuleuses {fleurons) ou étalées en languettes [demi-fleurons).
Les capitules, que nous avons à décrire, se rapportent presque tous à cette division des Composées, qu’on a nommées des Corymbiferes ou des Radiées, et dans laquelle on trouve sur le môme réceptacle des fleurons, le plus souvent jaunes, garnissant le disque central, et des demi- fleurons blancs, jaunes ou rougeâtres, formant un cercle de rayons tout autour de la circonférence. Dans certains cas cependant ces fleurs en languette sont peu marquées ou absentes.
Le tâbleau suivant permettra de reconnaître facilement les fleurs de cette famille.