CLOUS DE GIROFLE
s’insèrent, ainsi que les pétales, sur une espèce de bourrelet, qu’on voit très-nettement après la chute de ces organes, et qui se présente sous la forme d’un losange saillant, dont les angles sont opposés aux lobes concaves du calice, et qui entoure une sorte d’enfoncement central, du milieu duquel s’élève le style.
Si on coupe le clou de Girolle dans le sens de la longueur, on trouve à la partie supérieure du tube deux petites cavités, qui ne sont pas autre chose que les loges de l’ovaire, contenant un certain nombre d’ovules.
L’examen microscopique du corps même du girofle montre, au-dessous d’une cuticule assez épaisse et d’une couche épidermique, une zone remarquable par un nombre considérable de lacunes contenant de riiuile essentielle. Ces réservoirs sont ovoïdes, délimités par de toutes petites cellules irrégulièrement placées sur 2 ou 3 rangées, au milieu d’un parenchyme de cellules à parois minces. En dedans de cette zone s’en trouve une autre remarquable par un cercle de faisceaux tibro-vasculaires peu écartés les uns des autres. A ces couches assez denses succède un tissu beaucoup plus lâche, formé d’un nombre considérable de lacunes, bordées par des cellules assez étroites disposées sur un rang, et enfin au centre un faisceau fîbro-vasculaire assez développé.
La zone la plus intéressante au point de vue des propriétés du girofle est celle qui contient les glandes à huile essentielle. Ces glandes renferment en effet l’essence de girofle, qui donne à la substance son odeur aromatique et en grande partie sa saveur chaude et piquante.
Cette huile se compose de deux essences, dont l’une neutre et l’autre acide. Celte dernière a été nommée acide EugéniqiieÆw outre on a trouvé dans le girofle une matière astringente, de la gomme, de la résine et un principe cristallisable sans saveur et sans odeur, qu’on a nommé caryophylline.
DES FLEURS. — CAPRIFÜLIACEES.
CAPRIFOLIACEES.