AGARIC BLANC
(1) Americ. joum, Pharm., XXXVI, 193, 18G4
AGARIC DE CIIÉNE.
tubes placés parallèlement les uns aux autres, continus avec la substance même du cliampignon, tubes qui caractérisent le genre Polypore. En dehors cependant de ces caractères essentiels, l’Agaric blanc des officines est facile à reconnaître. Il est en masses blanchâtres, très-irrégulières, oblongues dans leur forme générale. La substance spongieuse laisse échapper une sorte de poussière blanche, d’apparence amylacée, mais qui ne se colore point en bleu au contact de l’iode. La saveur de l’agaric, d’abord douce, devient plus tard amère et très-âcre.
Quant à la texture intime du tissu, elle ressemble à celle de la plupart des champignons et est formée de cellules innombrables, très-déliées, étendues en tubes qui s’intriquent les uns dans les autres en formant une sorte de feutre.
Le Polypore vient sur les mélèzes, soit sur le Larix decidua Miller, de nos Alpes d'Europe, soit sur la variété de cette espèce qu’on a nommé L. Rossica {Larix Sibirica Ledebour) et qui croît dans tout le nord de la Russie, les monts Altaï et la Sibérie. L’Agaric blanc le plus estimé vient des Alpes et de Carinlhie; celui du Dauphiné est plus dur et plus coriace.
M. Fleury a signalé dans l’Agaric à côté de la résine un corps acide qu’on a nommé acide Agaricique (1).