‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 272 sur 580 · ÉCORCE D’ORANGES AMÈRES · texte numérisé non relu

ÉCORCE D’ORANGES AMÈRES

Zestes d’Oranges amères. — Cortex fractus Auranlii. Cortex Auraniiorum seu pomorum Aurantii. Fericarpüm Aiirantii.

L’Écorce d'Orang^es amères estl’écorce des mêmes fruits que nous venons de décrire comme Orangettes, mais qu’on cueille et qu’on dépouille de leur écorce extérieure au moment de la maturité ou un peu avant. On détache d’ordinaire l’écorce par quartiers, qu’on fait sécher.

Cette écorce se trouve par suite dans les pharmacies en morceaux elliptiques aigus aux deux extrémités, légèrement convexes, épais de o millimètres environ, chagrinés à la surface extérieure qui est verdâtre, d’un jaune brun ou rougeâtre. La surface interne est d’un blanc plus ou moins sale.

La structure de cette écorce rappelle naturellement celle de la même partie dans les Orangettes. Seulement les réservoirs à huile essentielle sont plus développés, et atteignent jusqu’à 1 millimètre dans leur long diamètre. En outre les cellules, qui forment le tissu blanchâtre, sont moins serrées les unes contre les autres, beaucoup plus rameuses et laissent entre elles beaucoup plus d’intervalles remplis d’air. On trouve en outre beaucoup plus d'liespé7'idine.

La saveur de l’écoroe d’Orange amère est à la fois aromatique et amère : l’odeur est aromatique, plus fine que dans les Orangeltes. Les principes sont du reste les mêmes : huile essentielle et hespéridine.

La portion aromatique de l’écorce est la plus extérieure, celle qui contient les glandes à huile essentielle. Aussi a-t-on, dans certaines Pharmacopées, prescrit cette partie extérieure et colorée sous le nom de flavedo Am'antiorum, ou encore cortex Auruntiorum mundatus seu expultatus. On la dé-

DES FRUITS. — AMPÉLIDÉES.

barrasse alors de la portion blanche, qui est presque insipide.

Une variété de Bigaradier, cultivée aux Barbades et à Curaçao, et dont les fruits restent verts, produit Técorce de Curaçao {Curaçao des Iles, cortex Curaçao seu Aurantiorum Curassaviensis) en petits quartiers verts, épais, durs, compactes, d’une odeur très-prononcée. Cette écorce, qui était autrefois très-estimée dans le commerce, vient plus rarement aujourd’hui et est généralement remplacée par les quartiers des fruits, cueillis avant maturité, du Bigaradier cultivé dans le Midi.

L’écorce de l’Oraii^e douce ou Citrus Aurantium Biss. ne saurait remplacer celle de l’Orange amère. Elle s’en distingue par sa moindre épaisseur, sa couleur jaune-rouge plus vive et par sa saveur beaucoup moins aromatique et amère.

AMPÉLIDÉES.

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