‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 352 sur 580 · DATTES · texte numérisé non relu

DATTES

Dactyli,

Les Dattes sont le Iruit du Phœnix dactyli fera L., palmier originaire des régions situées au sud de l’Atlas, depuis le royaume de Maroc jusqu’à celui de Tunis, cultivé dans divers pays : Algérie, Égypte, Perse, sud de l’Espagne.

Telles qu’elles nous arrivent dans les pharmacies, les Dattes {fig. 159) sont ovales ou elliptiques, de 15 à 30 millimètres de long sur 1 centimètre de large environ. Leur péricarpe {(ig. 160) est formé d’une mince couche extérieure de couleur brune ou rouge jaunâtre, résistante, translucide (épicarpe) re-

couvrant une partie charnue, ferme, sucrée, qui se remplit parfois avec le temps de cristaux mamelonnés de glucose. L’endocarpe est formé d’une mince membrane, fine, blanche, à reflets soyeux, transparente.

A l’intérieur se trouve une semence {fig. 161) allongée, elliptique, marquée d’un sillon tout le long de la face ventrale, et dont la face dorsale convexe porte en son milieu un petit creux circulaire correspondant à la place qu’occupe le petit embryon.

Fig. 159.

Fig. 160.

Fig, ICI.

Les meilleures dattes portent le nom de Dattes d’Alexandrie [Dactyli Alexandrini). Elles sont larges de 2 à 3 centimètres, de couleur foncée, molles et sucrées. Elles viennent par la voie d’Alexandrie et de Tunis.

Les Dattes qu’on nomme de Barbarie {Daclyli Barbarici), et qui viennent surtout par la voie du royaume de Fez, dans le Maroc, sont bien moins estimées : elles sont plus petites, de couleur claire, sèches et peu sucrées.

Les Dattes contiennent entre autres principes : de l’eau, 24 à 43 p. dOO, suivant les espèces; du glucose, jusqu’à 58 p. 100 ; de la pectine, de la gomme, 8 à 9 p. 100.

G H AMINÉES.

Les fruits de Graminées sont tous des caryopses, c’est-à-dire des fruits secs, indéhiscents, monospermes, dans lesquels les enveloppes de la graine sont intimement unies au péricarpe.

Dans le commerce ces fruits arrivent, les uns complètement dépouillés de toutes les pièces du périanthe de la fleur, tels sont le Blé, par exemple; d’autres, comme l’orge et l’avoine, sont encore enveloppées par ces pièces du périanthe, que l’on appelle vulgairement la balle : mais dans les pharmacies tous ces grains sont dépouillés de ces parties accessoires et ne présentent à étudier que le fruit lui-même.

La forme générale des grains employés est ovale, plus ou moins allongée; ils sont souvent marqués d’un sillon sur la partie ventrale. Sur la coupe transversale, ces grains montrent de dedans en dehors :

Le péricarpe {fig. 162, O) formé d’une couche plus ou moins mince de cellules à parois épaisses étendues dans le sens tangentiel ;

2“ L’enveloppe de la graine {/ïg. 162, T), formée d’une couche

Fig. 162.

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