RACINE DE GUIMAUVE
une portion épaissie d’où se détachait la tige aérienne. A partir de ce point elle est régulièrement et insensiblement atténuée en cône très-allongé, marquée de profonds sillons longitudinaux assez irréguliers. La longueur de la racine varie entre 15 et 28 centimètres, son épaisseur, entre 5 à 8 millimètres. Sa cassure est irrégulièrement granuleuse dansda partie centrale, et met en évidence dans l’écorce de nombreuses fibres fines et brillantes.
La coupe transversale {fig. 210) montre un tissu blanchâtre, assez homogène, marqué çà et lâ de quelques taches jaune-brun. Un examen plus attentif montre une écoreequi n’a guère que le quart ou le cinquième du rayon total. Elle est séparée du bois par une ligne jaunâtre qui n’est pas toujours très-évidente.
L’examen microscopique {fig, 211) fait voir de l'extérieur à l’intérieur; une couche subéreuses dont on n’aperçoit que des fragments ou qui même est tout à fait absente de la plupart des échantillons; elle est formée de plusieurs séries de cellules cubiques ou tabulaires. Au-dessous un parenchyme p à cellules arrondies, ou légèrement étendues dans le sens tangentiel ; cette couche est très-peu épaisse et ses cellules se confondent peu à peu avec celles du parenchyme de la zone corticale interne ou libérienne /. Cette dernière contient des rayons médullaires à cellules étendues dans le sens du rayon, puis, entre ces rayons, un parenchyme de cellules arrondies, au milieu desquelles se trouvent placés de nombreux faisceaux de fibres libériennes, disposés aussi en rayons assez réguliers, épars dans les parties périphériques, beaucoup plus rapprochés dans les couches internes. Chacun des faisceaux se compose d’assez grosses cellules libé riennes, à parois épaisses non colorées, à contour ellipsoïde, quelquefois anguleux, et qui, sur la coupe longitudinale, ont une longueur considérable, et se terminent en pointe trèsmousse. La zone libérienne est limitée intérieurement par une zone de cambium c large, de plusieurs rangées de cellules.
Quant au bois, il est formé, comme la zone libérienne, d’un