‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 475 sur 580 · RACINE DE PYRÈTHRE · texte numérisé non relu

RACINE DE PYRÈTHRE

PyrèÜire d’Afrique, ou Pyrcllire salivaire. — Hadiæ Pyrcthri romani s. Pyrethri veri.

Le Pyrètiirc d’Afrique est fourni par l’Anacyc/Ms Pyretlirum DG., qui croît dans la partie orientale et méridionale de la région méditerranéenne.

La racine, telle qu’elle nous arrive, est cylindracée, fusiforme, de 8 â 12 centim. de long sur 5 à 10 millim. de diamètre. Elle est brune, fortement sillonnée

Fig. 231.

Fig. 232.

dans le sens de la longueur. Elle a une cassure ligneuse^t montre {fig. 231) une écorce brune peu épaisse, ayant â peu près le

Fig. 231. — Coupc transversale de la racine de Pjrèthre, montrant la disposition de divers tissus.

Fig. 232. — Coupe transversale de la Racine de Pyrèthre montrant les détails de la structure, s, suber. — p, parcuchyme de l’écorce moyenne. — l, couches du liber. — b, bois. — rm, rayons médullaires. — fl, faisceau ligneux. — gl, glandes.

DES RACINES. — COMPOSÉES

quart du rayon total, de couleur foncée, surtout dans les couches superficielles. Cette écorce est très-légèrement striée radialement dans sa partie interne ou libérienne. Un cercle peu marqué et très-mince de cambium la sépare de la zone ligneuse. La loupe montre, à un examen attentif, de petits réservoirs oléo-résineux jaunâtres.

Ces diverses couches rappellent beaucoup dans leur structure celles de l’Aunée. La couche subéreuse (/F^r. 232) est assez large et formée d’un grand nombre de rangées s de cellules irrégulières à parois épaisses, fortement colorées en brun et contenant çâ et là des larmes de résine dans leurs interstices. Au-dessous est un parenchyme assez lâche, à cellules dirigées dans le sens tangentiel. Enfin la zone libérienne proprement dite /, composée de cellules régulières allongées dans le sens du rayon, étendues dans le sens vertical, entre lesquelles sont interposées, sans beaucoup se distinguer par leur extension dans le sens radial, les cellules des rayons médullaires.

Le cercle ligneux est formé de secteurs cunéiformes, qui s’étendent jusqu’au centre et sont séparés par des rayons médullaires rm assez larges. Ces secteurs contiennent des vaisseaux entourés de cellules ligneuses à parois généralement assez minces, mais parfois fortement épaissies et de couleur brun-rougeâtre. Le parenchyme de ces diverses parties contient de l’Inuline en plus grande quantité que l’Aunée. Quant aux réservoirs oléo-résineux gl, ils sont plus petits que dans cette dernière racine , remplis d’une oléo-résine coulante, brune ou jaune d’or, mais jamais de cristaux semblables à ceux de l’Hélénine. Ces réservoirs se trouvent soit dans les rayons médullaires, soit en grande quantité dans le parenchyme cortical qui limite extérieurement la zone du liber.

La racine de Pyrèlhre du commerce n’a pas d’odeur bien marquée, sa saveur est âcre et brûlante; elle excite fortement la salivation. Respirée en masse, elle doit, lorsqu’elle est bonne, avoir une odeur irritante et désagréable.

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