‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 474 sur 580 · RACINE D’AUNÉE · texte numérisé non relu

RACINE D’AUNÉE

Racine d’Année. — Radix Enulœ seu Helenii.

L’Année {lïiula Ildenium L.), plante de l’Europe centrale et méridionale et de l’Asie moyenne, donne à la médecine sa souche ou racine principale et les racines latérales qui s’en détachent.

Desséchée et préparée pour les pharmacies, la souche arrive en fragments le plus souvent fendus dans le sens de la longueur, et portant quelquefois des portions de racines latérales.

RACINE D’AUNÉE.

Fiy. 229.

Fig. 230.

Le diamètre de la souche est de l à 3 centimètres, celui des idcines de 1 5. 2 centimètres environ. La surface extérieure est d un gris brun, ridée longitudinalement, marquée de nombreuses traces de bourgeons vers la partie supérieure et portant aussi la cicatrice ou même la base des racines latérales. Ces morceaux se cassent facilement et assez nettement quand ils sont secs; ils deviennent facilement mous lorsqu’ils sont à riiumidité, et alors se courbent sous la main au lieu de casser. La coupe transversale {pg. 229) montre un tissu de couleur blan-

châtre sale, qui paraît homogène au premier abord, mais dans lequel un examen attentif fait reconnaître facilement une portion corticale relativement peu épaisse, ayant environ le quart du rayon total, et une zone centrale nullement dure et ligneuse quoique représentant le bois. L’écorce montre deux couches assez distinctes au-dessous de la ligne mince subéreuse ; une

Fig. 229. — Coupe transversale de la racine d’Aunée montrant l’ensemble de la structure.

Fig. 230. — Portion de la coupe transversale de la Racine d’Aunée, montrant les détails de la structure, s, suber. — p, parenchyme de l’écorce moyenne. — 1, couches libériennes. — b b b b, zone ligneuse. — m, rayons médullaires. — fl, faisceau ligneux. — g, grosses glandes à oléo-resine.

oOC

DES RACINES. — COMPOSÉES

externe un peu plus claire, l’autre interne foncée et radialemenl stiiée. Le bois montre à la loupe sur le fond blanc sale de petits groupes bruns isolés mais rangés aussi régulièrement en lignes radiales. En outre dans le tissu de Técorce, aussi bien que dans celui du bois, on voit de grosses glandes, qui atteignent quelquefois jusqu’à un quart de millimètre et qui contiennent soit une oléo-résine brunâtre, soit une matière blanchâtre, qu’un plus fort grossissement fait reconnaître pour.des cristaux dV/élénine.

Le microscope fait voir dans ces diverses parties {fig. 230) : tout d’abord les rangées de cellules cubiques ou tabulaires de suber s colorées en brun ; puis un parenchyme cortical p formé de cellules étendues dans le sens tangentiel, qui passent peu à peu à des cellules plus petites l, régulièrement rangées en lignes radiales et étendues dans le sens de l’axe de la souche. Elles représentent les cellules du liber. C’est entre ces rangées que s’intercalent les rayons médullaires à cellules plus arrondies ou étendues dans le sens du rayon. Quant au corps central, il montre de larges rayons médullaires rm, et des groupes séparés de tissu ligneux fl formés de vaisseaux rayés ou spiralés, entourés de cellules en biseaux, fines, à parois peu épaisses, le tout de couleur brune ; le centre est occupé par le parenchyme de la moelle dans lequel on ne voit plus que quelques vaisseaux isolés.

Les tissus parenchymateux de l’écorce, des rayons médullaires et de la moelle, contiennent soit des granules très-fins, soit de petites masses irrégulières, soit de petites lames transparentes qui prennent une teinte en jaune clair par la teinture d’iode : c’est r/nw/mc, qui semble remplacer la fécule, dont on ne trouve pas de trace dans cette racine.

Les glandes ou réservoirs oléo-résineux ont un contour arrondi ou elliptique sur la coupe transversale, oblong ou fusiforme sur la coupe longitudinale ; la structure est analogue à celle des Ombellifères.

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