‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 478 sur 580 · RACINE DE CARLINE · texte numérisé non relu

RACINE DE CARLINE

Racine de Carline des Alpes. — Rculix Carlinœ. Radix Cardovatiœ.

La Carline {Carlina acaulis L.) est une plante des montagnes de l’Europe centrale.

Sa racine, telle qu’elle nous arrive, est en fragments longs de 10 à 20 centimètres, épais de 5 à 15 millimètres. Ces fragments portent souvent à leur partie supérieure 3 ou 4 divisions d’où partent sur la plante tout autant de tiges. La forme de la racine est tantôt cylindracée, tantôt aplatie, mais elle présente toujours, lorsqu’elle est tant soit peu âgée, un de ses côtés formé uniquement de fibres grossières, anastomosées, entre lesquelles on ne trouve que des vestiges du tissu qui les reliait primitivement entre elles. Celte sorte de dissociation des éléments se fait remarquer le plus souvent jusqu’au cœur même de la racine. Les fibres ainsi disjointes sont d’une couleur gris fauve.

512 DES RACINES. — COMPOSÉES

le reste de la surface de la racine est d’un brun passant au noirâtre et fortement sillonné dans le sens de la longueur .

Une coupe transversale montre une écorce nettement séparée du bois par une ligne foncée. Cette écorce a une épaisseur variable suivant Tàge de la racine, mais qui n’est jamais considérable relativement à la zone centrale. A la loupe, on voit dans la partie interne de l’écorce un tissu d’une couleur pâle parcouru par de nombreuses et assez épaisses lignes brunâtres, qui sont des rayons médullaires et qui contiennent des larmes de matière résineuse. Le bois est également formé d’un tissu ligneux jaunâtre, poreux, séparé par des rayons assez larges plus foncés, qui contiennent également de la substance résineuse. On ne voit généralement qu’un cercle très-étroit de parenchyme cellulaire au centre de la racine.

Si l’on examine ces tissus à un plus fort grossissement, on voit au-dessous des couches subéreuses brunâtres, un parenchyme à cellules étendu dans le sens tangentiel. Ce parenchyme forme une zone étroite et limite les couches libériennes. Un tissu de cellules allongées dans le sens de l’axe de la racine, mais non en biseau comme les vraies cellules fibreuses, constitue les faisceaux libériens proprement dits. Quant aux rayons médullaires qui les séparent, ils sont formés de petites cellules aussi un peu étendues dans le sens longitudinal, entre lesquelles se trouvent des lacunes assez régulièrement disposées en lignes radiales, qui sont remplies de matière oléo-résineuse brune. Ces lacunes sont arrondies sur la coupe transversale, fusiformes dans le sens longitudinal.

Le bois présente au milieu des rayons médullaires, qui rappellent ceux de l’écorce et qui contiennent de même des lacunes oléo-résineuses, un tissu formé d’un certain nombre de vaisseaux rayés et ponctués reliés par des cellules ligneuses, à parois très-peu épaissies.

Le parenchyme des rayons médullaires et de Uécorce est rempli d’une quantité considérable d’Inuline.Ce parencliyme se

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