‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 485 sur 580 · JALAP FUSIFORME · texte numérisé non relu

JALAP FUSIFORME

Jalap léger, mâle. — Radix Orizabensis. Radix JaJapæ fibrosœ s. lævis seu fusiformis. Stipites Jalapæ.

Le «laiap fusiforme est la racine de V I pomœa orizabensis Ledanois {Convolvulus orizabensis Pelletan), qui croît à peu près dans les mêmes régions que Vlpomœa Purga Hayne.

La racine de cette espèce est grosse, fusiforme , ayant un diamètre de 5 à 10 cent. Le plus souvent elle n’est point entière dans nos droguiers, mais coupée en rondelles ou en tronçons. La surface corticale est gris-brun ou gris- noir, rugueuse, assez profondément sillonnée dans le sens longitudinal. Lacassure transversale montre une surface brune, sur laquelle on aperçoit très-manifestement des séries de cercles concentri-

DES RACINES. — CONVOLVULACÉES.

qnes, formés par des fibres ligneuses, saillantes au-dessus du tissu, entre ces lignes fibreuses, on aperçoit des points noirâtres, qui ne sont autre chose que des cellules résineuses.

L’odeur et la saveur du Jalap fusiforme rappellent celles du Jalap officinal, mais elles sont beaucoup moins marquées.

La forme, les dimensions et la cassure fibreuse du Jalap léger le caractérisent suffisamment et permettent à elles seules de le distinguer du véritable Jalap. La structure anatomique présente aussi avec celle de cette dernière racine de grands rapports, mais en même temps quelques différences spécifiques qu’il est bon de signaler.

L’écorce ne présente que quelques nuances sur lesquelles nous n’insisterons point; mais la zone ligneuse est parfaitement caractérisée par ses gros paquets fibro-vasculaires, qui donnent â la surface l’aspect que nous avons décrit. Ces paquets sont formés de gros vaisseaux entourés de cellules ligneuses à parois épaisses et fortement liées entre elles. Les faisceaux fibro - vasculaires ainsi constitués sont séparés par un parenchyme à cellules remplies d’amidon et aussi de cristaux d’oxalate de chaux. Ces éléments se groupent vers la partie extérieure de manière à former comme de larges rayons médullaires assez irréguliers et de couleur brune entre les faisceaux ligneux, qui d’autre part se rangent en couches concentriques. Dans l’intervalle des faisceaux on remarque les cellules à résine qui rappellent celles que nous avons décrites dans le vrai Jalap.

La résine qu’elles contiennent n’est point identique à celle du Jalap officinal : elle est tout entière soluble dans l’éther, et porte le nom de Jalappine {Orizabine de quelques auteurs). La Convolvuline n’y existe donc pas du tout. Cette résine a cependant des propriétés purgatives, mais moindres que celles de la Convolvuline.

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