CANNE DE PROVENCE
C’est le rhizome du Roseau ordinaire {Arundo Donax L.), qui croît dans la région méditerranéenne.
11 est dans les pharmacies en morceaux, longs de 1 à 2 décimètres, larges de 3 à 3 centimètres. Ces morceaux ont une écorce dense, d’un jaune-brun, luisante, marquée de nombreuses impressions circulaires distantes d’un demi-centimètre environ; à la partie inférieure on voit un assez grand nombre de petits cercles dépouillés d’écorce, qui ne sont que la base coupée de fortes fibres radicales.
La coupe transversale montre, au-dessous de la couche épidermique très-résistante, une zone de 3 à 4 millimètres d’épaisseur, nettement séparée delà portion centrale par une ligne plus foncée. Cette couche corticale formée d’un parenchyme, parcouru de nombreux paquets fibro-vasculaires, montre un certain nombre de lacunes assez régulièrement disposées en cercle. La portion centrale, homogène sur toute sa surface,
RHIZOMES
FOUGERES.
montre même à l’œil nu de nombreuses fibres (tissu fibro-vasculaire) parsemées sur un fond cellulaire de couleur jaune-pâle. La saveur est très-légèrement sucrée.
FOl’GERES.
Les Rhizomes des fougères sout facilcnient reconnoisables
leur structure. Tous sont formés d’un tissu cellulaire, de couleur verte, quand il est récent, devenant le plus souvent avec l’âge d’un rouge brun ; et, au milieu de ce tissu cellulaire, des faisceaux très-distincts, formant des figures plus ou moins régulières et disposés le plus souvent en réseau {fig. 199 E et F).
Ces faisceaux {fig. 272) sont composés d’une lame assez mince d’un tissu compacte, noir ou généralement très-foncé, enceignant line substance de couleur beaucoup plus pâle que la masse générale du rhizome. Le tissu cellulaire s’étend jusqu’à la surface extérieure, où il devient seulement un peu plus dense pour former la couche superficielle. Le rhizome porte le plus souvent la base des rameaux aériens tantôt très-espacés, ^'autres fois très-serrés les uns contre les autres, et, en même lemps, des fibres radicales ou du moins leurs traces très-évi- < lentes.
L’étude microscopique du rhizome montre, dans le tissu cellulaire, une masse de cellules (/?ÿ. 272 P) à parois d’épaisseur moyenne, contenant dans leur intérieur une quantité considélable de grains de fécule, et souvent aussi des gouttelettes ■d’huile et une matière granuleuse verte, facilement colorable par l’iode. Les cellules sont allongées dans le sens de l’axe. Les faisceaux qu’elles entourent présentent deux zones bien distinctes. La partie noire extérieures^, b est une sorte de prosenebyme, formé par du tissu ligneux plus ou moins dense. Le tissu blanchâtre du milieu est essentiellement formé de vaisseaux auxquels se joignent parfois quelques cellules allongées amylifères. Ces vaisseaux sont les uns des vaisseaux annelés,
FOl'GEHliS.
le plus grand nombre des vaissseaiix raijés, et des vaisseaux scalarifovmes\i, et enfin des trachées qu’on y a longtemps méconnues^ mais dont la présence a été établie d’une manière certaine.
l-ig. Ti 1 .
[•'iy. ill. — Aspidiuni liliv iiiii-i. — A, section loiigiliKliiiale cl’ime extrémité de la tige;, y, région terminale de la tige s/ ; les pétioles ; b’, une jeune feuille encore enroulée; les autres sont enveloppées par de longs poils écailleux ; g, faisceaux vasculaires. — B, un piHiole brisé de la raC'ine plante, |)ortant en IC un bourgeon pourvu de plusieurs feuilles ; w, une racine de ce bourgeon. — C, un semblable pétiole en section longitudinale, portant eu w une racine, en h un bourgeon. — I), une extrémité de tige dont les pétioles ont été détaebés pour montrer la disposition des feuilles ; les plus jeunes feuilles du bourgeon terminal sont seules conservées ; les espaces situés entre les pétioles b. b, sont occupés par de nombreuses racines w,w, qui toutes s’échappent des pétioles eux-mômes. — F., une extrémité de tige dont le parenchyme cortical a été enlevé pour montrer le réseau des faisceaux libro-vasculaires g. — F, une maille de ce réseau légèrement grossie ; on voit les portions liu'^ilaires des faisceaux qui se rendent aux feuilles.