SALEP
Lorsqu’on les examine à cet état au microscope, ils ne présentent rien de bien net ; on n’y voit guère que des cellules plus ou moins déchirées ou déformées qui se colorent partiellement en bleu par l’iode. Gela tient à ce que les tubercules ont subi l’action de la chaleur; on les a plongés pour les préparer dans l’eau bouillante, et on les a desséchés' ensuite. De cette manière, la structure primitive a été complètement rendue méconnaissable. Cette structure, sur le tubercule frais, est très-spéciale. On voit, au-dessous d’une couche extérieure de cellules brunes, un tissu fondamental composé de deux éléments : un
Fig. 2ÎG.
grand nombre de cellules polyédriques renfermant de petits grains d’amidon arrondis, et çà et là d’assez nombreuses raphides ; puis, entre ces cellules et dans de gros intervalles polyédriques qu’elles laissent entre elles , des masses gommeuses recouvertes à leur surface d’une très-mince pellicule, semblable à une sorte d'épiderme formé de ‘très-petites cellules. Ce sont ces deux éléments, cellules amylacés et matière gommeuse, qui, entremêlés ensemble, donnent à la coupe du tissu cette apparence granuleuse particulière, qui caractérise assez bien le tissu du Salep.
L’on conçoit que la chaleur agisse à la fois sur la matière gommeuse, sur les cellules qu’elle déforme, et sur les grains d’amidon qu’elle réduit à l’état d’empois, et qu’elle empêche par suite^
Fig. 276. — Tubercules de VOrchis mascula, L.
TUBERCULES ET BULBES
COLCIIICACEES.
de recoiinaîtrecesdiversélémentsdansle Salep officinal. Ajoutons que çà et là se trouvent quelques rares faisceaux fibro- vasculaires.
Le Salep sec n’a pas d’odeur bien marquée. Il a une saveur assez fade mucilagineuse ; il se ramollit et se gonfle dans l’eau à la façon d’un mucilage.
Ses éléments principaux sont : la matière gommeuse analogue à la bassorine et de l’amidon passé à l’état d’empois.
COLCHICACÉES.