‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétale [electronic resource]Chapitre 91 sur 580 · ROMARIN · texte numérisé non relu

ROMARIN

llerba Anthos, seu Libanotidis seu Bosmarini.

C est la plante fleurie du Rosmavinus officinahs L., petit arbrisseau de la région méditerranéenne.

ORIGANS.

Sa tige à rameaux opposés, tétragones, piibescents, est garnie de feuilles opposées, linéaires, de 1 à t 1/2 cent, de long sur

1 millimètre de large, presque sessiles, coriaces, repliées sur les bords. Ces feuilles sont blanchâtres et tomenteuses en dessous, sauf sur la nervure médiane très-marquée. Leurs glandes oléifères sont surtout placées dans la partie de la face inférieure recouverte par le replis des bords de la feuille. On trouve aussi ces glandes en grand nombre sur les calices. Les fleurs sont blanches ou d’un bleu pâle, disposées par petites cimes dans les aisselles des bractées et forment par leur ensemble une inflorescence spiciforme. Elles ont un calice à 2 lèvres, dont la supérieure entière, l’inférieure bifide; une corolle grande, à

2 lèvres, dont la supérieure courte et bifide, l’inférieure à 3 divisions; 2 étamines à filets subulés.

L’odeur et la saveur sont fortement aromatiques. Elles sont dues à une essence qu’on en retire dans le Midi, et qui est employée en pharmacie. Cette huile est limpide, incolore ou d’un vert jaunâtre pâle, d’une odeur forte et agréable et d’une saveur chaude camphrée, d’une densité de 0,911 à 0,913.

Les feuilles de Ledum palustre L. se distinguent facilement de celles du Romarin par leur couleur de rouille à la face inférieure. Celles de YAndromeda polifolia L., qui sont blanches comme elles à la face inférieure, sont plus larges et sans toinentum en dessous. ,

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