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ÉCORCE DE GAYAC

Cortex Guajaci.

L’B'.corce «le <«ayac est, produite par le Guajacun officinale L., arbre des Antilles.

L’écorce, telle qu’elle arrive dans les pharmacies, est en morceaux plats ou cintrés, à surface extérieure irrégulière, d’un gris brun ou verdâtre par places. La surface interne de couleur jaunâtre, est lisse; vue à la loupe, elle montre de fines stries longitudinales coupées régulièrement par des lignes transversales. La cassure est comme feuilletée dans la plus grande partie de l’épaisseur.

Les divers tissus qu’on remarque de l’extérieur à l’intérieur sont tout d’abord un certain nombre de rangées de cellules subéreuses, coupées par des cellules épaisses, qui isolent des plaques péridermiques ; ces plaques en tombant produisent les inégalités très-marquées de la surface. La partie la plus développée de l’écorce est la zone libérienne, dont la structure est manifestement feuilletée. Elle est formée de couches alternantes de parenchyme et de tissu libérien, coupées par de minces rayons médullaires. Le parenchyme est formé de cellules quadrangulaires, contenant ou de l’amidon, ou de gros cristaux prismatiques, terminés en pyramides à leurs extrémités. Ces cellules ont toutes la môme longueur, de môme que les cristaux, et elles sont si régulièrement rangées à côté les unes des autres, qu’elles forment sur la coupe en longueur des lignes régulières longitudinales coupées par des lignes transversales, marquant la jonction des séries superposées. Le tissu, qui se trouve entre ce parenchyme, est formé de cellules libériennes cl de cellules pierreuses étendues dans le sens longitudinal. Les cellules pier-

ÉCORCE D’ALCORNOQUE.

reuses sont à peu près seules dans les rangées les plus externes, elles sont accompagnées de cellules libreuses dans les rangées moyennes, elles disparaissent presque complètement pour laisser place aux cellules du liber dans la partie la plus interne. Tous e es éléments ont du reste à peu près la même hauteur que celle des cellules du parenchyme. Les rayons médullaires sont formés d’une seule rangée de cellules dans le sens transversal, et, dans le sens longitudinal de 5 à G rangées, dont l’ensemble atteint la hauteur des éléments étendus dans le sens de 1 axe.

La saveur de l’écorce de Gayac est amère; l’odeur agréable, surtout lorsqu’on la chauffe. Elle contient une résine différente de celle du bois, une matière gommeuse, des cristaux de matière minérale, etc.

Un reçoit aussi Y Ecorce du Gayac lélragone(Ga>jacum sanction), qui croît à Saint-Domingue, à Porto-Hicoet au Mexique. C’était même la seule écorce qui arrivât autrefois comme officinale. La surface extérieure est beaucoup plus irrégulière; les plaques qui s’en délachentétant plus développées et laissant des impressions conchoïdes, de diverses nuances. Le liber est plus dense, de couleur foncée; la surface interne est manifestement striée dans le sens longitudinal et de couleur livide. La structure intime est du reste analogue à celle du Gayac officinal.

LÉGUMINEUSES

ÉCORCE D'ALCORNOQUE.

Cortex Alcornoco, Alcornoque, Chabarro.

L’Écorce d’ Alcornoque est donnée par le Rowdichia vin/iloides H. B. K., arbre du groupe des Gésalpiniées, sauvage dans le Venezuela.

Cette écorce estengrosmorceaux, légèrementcinlrés, de I centimètre d épaisseur. La surface extérieure d’un brun foncé, portant des parties verruqueuses couleur de rouille, est assez pro-

2', DES ÉCORCES. — LÉGUMINEUSES

fondément crevassée par de nombreuses fentes longitudinales et par des fentes transversales beaucoup plus espacées. Cette partie extérieure se détache quelquefois par plaques, laissant voir un tissu sous-jacent brunâtre ou rougeâtre. La face interne d'une couleur jaunâtre est régulièrement striée dans le sens longitudinal. La cassure est grenue dans les trois quarts extérieurs; elle est à la fois fibreuse et feuilletée dans le reste de l’écorce; cette partie libérienne étant formée comme de longues et étroites plaques de liber appliquées les unes contre les autres.

Sur la coupe transversale, le suber crevassé irrégulièrement se montre formé de cellules cuboïdes à parois minces, entremêlées de nombreuses cellules remplies d’une matière résinoïde colorée en brun. Au-dessous, l’écorce moyenne montre un parenchyme, formé de cellules à parois minces colorées et de cellules remplies de matière rouge-brun, enveloppant des groupes nombreux de cellules pierreuses, â parois jaunâtres transparentes: ces groupes sont d’abord assez irrégulièrement distribués dans le tissu. Vers la zone libérienne, les cellules pierreuses s’arrangent de manière â former des couches alternantes avec le parenchyme, et elles sont en outre coupées radialement par des lignes étroites de ce tissu parenchymateux, si bien que les groupes de couleur blanche forment dans le tissu brun des figures quadrangulaires très- régulièrement disposées à côté les unes des autres, à la fois tangentiellement et radialement. Cette zone passe peu à peu à la zone libérienne, dans laquelle les cellules pierreuses sont d’abord accompagnées, puis remplacées par des cellules fibreuses, alternant avec un parenchyme analogue â celui de l’écorce moyenne. De nombreux rayons médullaires coupent cette zone interne.

L’écorce d’Alcornoque a une saveur astringente et amère.

B Alt HAT IM AO.

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