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SANDARAQUE

Sandaraca. Résina Sandaraca.

La Sandaraque est le produit d’une Cupressinée, le Callitris quadrivalvis\entcnnl{Thuya articulata Desf.), qui croît sur l’Atlas, dans l’Algérie et la région du nord-ouest de l’Afrique. Le produit découle, soit naturellement, soit par des incisions. Il se durcit rapidement sur la plante, et nous arrive principalement du Maroc, par la voie de Mogador.

La Sandaraque vient d’ordinaire en larmes, débarrassées de toute impureté. C’est la Sandaraque choisie ( Sandaraca electa). Les larmes sont généralement allongées, cylindroïdes, pouvant atteindre 3 centimètres de long sur un demi-centimètre d’épaisseur. Rarement elles sont pyriformes. Le plus souvent isolées, elles sont parfois réunies quelques-unes ensemble et forment alors une masse aplatie. Elles sont recouvertes à la surface d’une fine poussière blanchâtre. La substance en elle-même est d’un jaune plus ou moins pâle, à cassure vitreuse, transparente. Elle esL fragile. La densité des larmes les plus pures esL de 1 ,0ü(i. A la température ordinaire, elles restent dures, se ramollissent seulement au-dessus de 100°, et se fondent en se boursouflant vers 143°

DES RESINES. — CONIFÈRES.

La Sandaraque est complètement soluble dans l'alcool : seulement en partie dans l’éther et la benzine. — Elle ne se ramollit pas sons la dent, mais se réduit en une poudre line ; elle a une saveur aromatique légèrement amère. A la température ordinaire, elle a une odeur aromatique et térébinthacée, qui se prononce davantage quand on chauffe la substance.

L’action des divers dissolvants et des réactifs sur la teinture alcoolique a permis de distinguer dans la Sandaraque trois résines dilfércntes. Quand la Sandaraque est encore récente, elle contient peut-être une petite quantité d’huile essentielle, mais celle essence a complètement disparu dans la Sandaraque de nos droguiers.

La iandaraque commune (Sandaracû, in sortis scu naturalis) est une sorte inférieure, contenant des larmes de couleur foncée, moins transparentes, et beaucoup d’impuretés.

Nous avons déjà dit (page 192) les différences qui permettent de distinguer la Sandaraque du mastic. Nous n’y reviendrons pas.

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