‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 189 sur 331 · HUILES ESSENTIELLES. (ESSENCES. HUILES VOLATILES · texte numérisé non relu

HUILES ESSENTIELLES. (ESSENCES. HUILES VOLATILES

(. ESSENTIÆ . OLEA ÆTHEREA. ÛLEA YOLATILIA.)

Les Huiles essentielles sont des produits huileux et volatils, qui donnent généralement aux plantes leur arôme particulier. Comme les corps gras, elles font tache sur le papier; mais cette tache disparaît complètement, lorsqu’on l’expose à la chaleur.

Les huiles essentielles sont d’ailleurs des corps trés-variés dans leur composition chimique. Les unes sont des carbures d’hydrogène ( Essences de Conifères, Essences d’Aurantiacées, etc.) ; d’autres sont oxygénées (Essences d’Ombellifères, de Composées, etc., etc.). Quelques-unes enfin contiennent du soufre (Essences de Crucifères, etc.). — Leur fonction chimique n’est pas moins variée : les unes sont des alcools, les autres des éthers, d’autres encore des aldéhydes, etc., etc.

Un certain nombre d’essences ne sont pas des produits simples : ce sont des mélanges de plusieurs huiles essentielles, le plus souvent des hydrocarbures tenant en dissolution des essences oxygénées. Un des éléments peut d’ordinaire passer à l’état solide et cristallin, c’est ce qu’on a appelé Stéaroptène, l’autre restant à l’état liquide ( Élœoptène ). — La solidification du stéarophène se fait à des températures diverses; quelques essences, celle de Roses, par exemple, montrent cette portion cristallisée à la température ordinaire, la partie solide ne fondant qu’à 2à°; d’autres ne se solidifient qu’au voisinage de 0° ; enfin le plus grand nombre ne se séparent en partie solide et partie lluide qu’à une température bien inférieure à — 20° ou — 25°. Le camphre, qui, par ses propriétés générales, est une

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véritable essence, est solide jusqu'à une température tiès-élevéc, 175°.

Les huiles essentielles se trouvent d’ordinaire tout à fait formées dans les plantes, et on n’a qu’à les en retirer par distillation ou expression. Dans certains cas particuliers cependant, la plante contient seulement les éléments nécessaires à la production de l’essence, et il faut la réaction de ces éléments l’un sur l’autre, en présence de l’eau, pour que le produit volatil arrive a se former ; nous avons déjà vu le fait en étudiant les graines deMoutarde noire et les Amandes amères.

Un grand nombre de plantes contiennent des huiles essentielles. On ne compte pas moins de 17 pour 100 des familles végétales, qui se font remarquer par la production de quelque essence. il est cependant des groupes qui sont plus particulièrement remarquables à cet égard, et qu’il convient de citer : les Conifères, les Aurantiacées, les Labiées, les Composées, les Ombellifères, les Laminées, les Pipéritées, les Rulacées, les Crucifères, les Itosacées, etc., etc.

Quant aux organes contenant l’huile volatile, ils peuvent être très-variés ; toutes les parties des plantes peuvent en produire; ce sont cependant généralement les fruits, les fleurs et les feuilles qui sont riches en essences. I.cs tiges en contiennent plus rarement; les racines plus souvent que les liges.

Les éléments anatomiques dans lesquels se sécrète ou se ramasse l’huile, sont parfois des cellules toutes simples, qui ne se distinguent guère des cellules contenant soit des cristaux, soit des matières tanniques. Dans le Camphrier, on voit l’essence renfermée dans de pareilles cellules, et il en est de même d’un certain nombre de plantes que nous mentionnerons en faisant l’étude détaillée des diverses essences. D’autres fois les glandes oléifères, au lieu d’être unicellulaires, sont de véritables lacunes, analogues à celles que nous avons déjà signalées dans l’étude de la plupart des produits résineux, gommo-résineux ou oléo-résineux. Ces lacunes sont bordées par des cellules spéciales, qui

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les isolent des tissas environnants. — Les glandes pluricellulaires ainsi constituées peuvent être internes ou externes. Nous avons eu déjà l’occasion, en étudiant les parties des plantes de

mentionner un certain nombre de ces glandes; par exemple, dans les Aurantiacées, où nous avons décrit et figuré les glandes internes, qui sont si évidentes dans les péricarpes des citrons et des oranges.

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