‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 210 sur 331 · ESSENCE UE GIROFLES · texte numérisé non relu

ESSENCE UE GIROFLES

eugénique est une des parties constituantes de l’essence : il est huileux, incolore, d’une odeur de girofles, d’une densité de 1,068 à 1,079; i! bout de 242 i\ 251°. 11 a une faible réaction acide. Il se dissout dans l’alcool, dans l’éther, dans l'acide acétique, très-peu dans l’eau. — Outre l’acide eugénique, l’essence de girofle contient une buile volatile, qui est un hydrocarbure neutre. Cette partie passe la première, lorsqu’on distille l’essence avec l'eau ; elle est plus légère que ce liquide, sa densité étant représentée par 0,09 à 0,92. Elle a une composition analogue à l’essence de térébenthine; elle est plus épaisse que celte dernière, beaucoup moins soluble dans l’alcool, et ne donne pas de produit cristallisé ou de camphre sous l’action de l’acide chlorhydrique.

L’essence de girofles dépose, au bout de quelque temps, une substance cristalline, en aiguilles déliées, qui est probablement identique avec le principe que Ladibert a retiré des clous de girofles des Moluques et de Bourbon, et qu’il n'a pas retrouvé dans ceux de Cayenne. Celte substance est neutre, sans odeur et sans saveur; elle se volatilise complètement entre 280 et 290°. Elle est insoluble dans l’eau, et très-peu soluble dans l’alcool froid; mais elle se dissout dans l’alcool bouillant, et facilement dans l’éther. Elle contient de l’oxygène (C20 1 1 16 0-) et a la même composition que le camphre des Laurinées. On peut la considérer comme provenant de l’oxydation de l’essence neutre C20 H16.

L’essence de girofles peut être falsifiée soit par les huiles fixes, soit par l’alcool; mais elle l’est surtout par l’acide carbolique.

Pour reconnaître la présence de l’alcool et des huiles fixes, on peut recourir aux moyens que nous avons indiqués en traitant de la falsification des essences en général.

Pour l’acide carbolique, on a donné un certain nombre de procédés, parmi lesquels le plus sûr, et celui qu’on doit préférer, est dû à M. Fliickiger. Le voici, d’après l’auteur lui-

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