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II. ESSENCE D'EUCALYPTUS

Oleum Eucalypti Globuli.

L’Eucalyptus t-loiiuius, dont nous avons déjà décrit les feuilles (t. I, p. 175), contient, dans toutes ses parties, de nombreuses glandes à huile essentielle. Aussi, cette plante étant entrée, depuis quelque temps, dans la thérapeutique, a-t-on naturellement songé à en retirer l’essence. On le fait par les procédés ordinaires de distillation, en employant, de préférence, les feuilles fraîches ou les boutons de fleurs.

L’huile qu’on obtient ainsi est un liquide très-fluide, à peine coloré, d’une odeur forte, aromatique, qui rappelle à la fois le Camphre et la Lavande. Le point d’ébullition de l’essence brute est 170°. 11 passe alors à la distillation environ la moitié du liquide; puis la température s’élève jusqu’à ISS à 190°, et une grande partie de ce qui reste distille ; enfin le thermomètre s’élève jusqu’à 200°, et toute l’huile se volatilise. Il y a donc, en réalité, trois essences dont la première a été particulièrement étudiée; c’est Y Eucalyptol.

Cette essence est un liquide très-mobile, incolore, bouillant à 175°. Sa densité à 8° est représentée par les nombres 0,905. Elle dévie à droite le plan de polarisation. Elle reste liquide par un froid de — 18°. Elle a une saveur fraîche et agréable et

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