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ESSENCE DE VALÉRIANE

Essentiel Valerianæ. Oleum Valérianes.

On obtient celle essence par la distillation avec l’eau des parties souterraines du Yaleriana o /fie in (dis L. Le principe volatil existe en plus grande quantité dans les racines adventives que dans le rhizome; aussi les plantes, qui ontpoussédans les endroits secs et sablonneux, oùles racines se sont beaucoup plus développées que le rhizome, donnent-elles une portion plus considérable d’essence; la quantité peut, dans des conditions favorables, s’élever jusqu’à 2 pour 100, tandis que les rhizomes de la

HUILES ESSENTIELLES. -

COMPOSEES

piaille, venus dans les endroits gras el humides el cueilli-» dans une saison peu favorable, ne donnent guère que 0,4 à 0,3 pour 100. La meilleure saison pour recueillir la plante paraît être l’automne.

L’essence de Valériane peut varier de couleur : lorsqu’elle est récente, elle est souvent verdâtre; d’ordinaire elle est d’un jaune pâleou d’un jaune brun. Elle est fluide à l’état frais, mais elle s’épaissit avec le temps. Sa densité est de 0,90 à 0,90. Elle a une réaction acide assez marquée. Son odeur est forte, trèscaractéristique, rappelant celle des Racines. Elle commence à bouillir à 200°, mais ne se volatilise complètement qu’à la température de 400°. — Son pouvoir rotatoire est nul.

L’essence de Valériane se dissout dans son poids d’alcool à 85° et en toutes proportions dans l’alcool absolu. Elle ne dissout que très-peu la Santaline. Avec l’iode, elle produit une faible élévation de température et quelques vapeurs grisâtres. L’acide nitrique lui donne une coloration rouge-pourpre, qui devient ensuite violette et même bleue. L’acide sulfurique versé dans cette essence produit une élévation de température, quelques vapeurs et une coloration rouge foncée : la liqueur est un peu trouble; après addition de l’alcool, elle prend une teinte framboise; elle ne s’éclaircit que sous l’action de la chaleur.

L’essence de Valériane est un mélange d’un hydrocarbure, h* Valérène ; d’une essence oxygénée, le Valérol. et d’une certaine quantité, 5 pour 100 environ, d’acide valérianique. Le Valérène, qu’on a assimilé au Bornéène, du Camphre de Bornéo, est, lorsqu’il est pur, un liquide incolore, bouillant à Iüü°, ayant l’odeur d’essence de térébenthine et pouvant se transformer en Camphre sous l’influence de l’acide azotique.

Quant au Valérol, ce serait, d’après M. Pierlot, un mélange de camphre de Valériane, de résine et d’eau.

COMPOSÉES

Les Composées sont très-riches en produits oléo-résineux,

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