‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 25 sur 331 · QUINQUINA ROUGE VRAI · texte numérisé non relu

QUINQUINA ROUGE VRAI

Quinquina rouge vrai verruqueux et non verruqueux. — Quinquina rouge vif et rouge pâle. China rubra. Cortex Chinæ ruber.

Le Quinquina rouge vrai est donné par le Cinchona succtrubra Pavon., qui croît dans la province de Quito, aux environs du Chimborazo.

Ce Quinquina se présente sous des formes diverses, qui lui ont fait donner les divers noms cités plus haut en synonymes. Ces écorces sont, en général, en morceaux plats, épais de 5 à 12 millimèlres. Le périderme est souvent épais, fendillé en tous sens, tantôt d’un blanc argenté, tantôt de nature fongueuse. D’autres fois, le périderme fortement adhérent est marqué de nombreuses verrues proéminentes, d’un rouge brun foncé. Au-dessous du périderme, se trouve un cercle résineux très-épais et très-marqué. La texture du liber est finement Obreuse ; il s’en échappe, lorsqu’on le casse, une poussière de libres prudentes analogues à celles du Calisaya. La face interne est d’un rouge-brun, qui devient un peu rose à la

cassure.

44 DES ÉCORCES. — RUGIACÉES.

Le microscope montre, de l’extérieur à l’intérieur, un certain nombre de rangées de cellules subéreuses, à parois fortement colorées. Au-dessous, se trouve une large zone parenchymateuse de cellules à parois minces, remplies d’une matière colorante rouge ; un certain nombre de lacunes â suc propre se font remarquer dans la partie interne de cette zone. Le liber est remarquable par ses larges rayons médullaires, dont les cellules très-développées se confondent extérieurement avec celles de l’écorce moyenne. Les fibres libériennes sont bien développées et assez isolées les unes des autres; elles sont d’autant plus nombreuses et plus rapprochées qu’on s’avance davantage vers la face interne.

Le Quinquina rouge a une saveur la fois amère et slyptique. Il contient beaucoup de rouge cinchonique et est également très-riche en alcaloïdes. On y trouve, en général, 20 à 2o grammes de sulfate de quinine, et 10 à 12 grammes de sulfate de cinchonine par kilogramme d’écorce.

On donne le nom de <$uiiifiu>Ha rouge pâle des écorces roulées, qui rappellent, avec une teinte plus pâle, les principaux caractères des écorces plates que nous venons de décrire.

Le Cinchona succirubra Pav. est un des arbres qui ont le mieux réussi dans les plantations des Indes anglaises. Aussi arrive-t-il déjà de ce pays un certain nombre d’écorces qui se rapportent à cette espèce. Elles sont encore minces. Leur surface extérieure est grisâtre, marquée de Loulcs petites verrues assez régulièrement distribuées; leur face interne est â peine fibreuse, d’un jaune brun ou rougeâtre.

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