‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 26 sur 331 · QUINQUINAS DE LOXA · texte numérisé non relu

QUINQUINAS DE LOXA

China de Loxa.

f fn désigne, sous le nom de (feuiiHiuînag de i.oxa, un certain nombre d’écorces données par les diverses variétés ou espèces voisines du (Jinc/iona officinal is L. Ces écorces viennent

QUINQUINAS DE I.OXA. 4.'i

clans les environs de Loxa, dans la république de l’Equateur, et elles arrivent d’ordinaire en Europe par la voie de Guayaquil. Les caractères généraux de ces sortes commerciales peuvent être indiqués de la manière suivante :

Écorces roulées, en tubes cylindriques réguliers, de dimensions peu considérables, variant de celle d’une plume â celle du doigt. La surface extérieure, recouverte souvent de lichens grisâtres ou blanchâtres, montre, d’ordinaire, au-dessous de ces végétations étrangères, une teinte gris foncé ou presque noirâtre. Des fissures transversales, plus ou moins marquées, mais généralement très-régulièrement espacées, donnent un toucher rugueux à celte surface. Au-dessous du périderme se trouve un cercle résineux, d’ordinaire bien marqué; la cassure est peu fibreuse ; la couleur de la face interne, assez unie, varie du jaune-cannelle au brun rougeâtre. Ces écorces ont une saveur astringente et légèrement amère, et une odeur particulière très-agréable, quand il ne s’y mêle pas, comme cela arrive trop souvent, une odeur de moisi.

Les nombreuses variétés de ces écorces, qui arrivent, d’ordinaire, mêlées ensemble, et qui forment les <|ui)i<iuiuas »ie Lo\», ou de Ciuayaquil, du commerce, sont produites par les Cinckona ofjicinalis L. var. Chahuarguera, Bonplandiana, ou U ris tusinga ou bien encore par le Cinchona crispa Tafalla. Nous ne pouvons entrer dans la description détaillée de ces sortes; ce qui importe, au point de vue pratique, c’est de reconnaître le type général que nous avons lâché d’indiquer ci-dessus.

Au point de vue de la structure microscopique, il y aurait aussi des nuances â indiquer entre les produits des Cinchona , du groupe des C . offîcinalis. Nous nous bornerons â citer les caractères de l’écorce du C. offîcinalis L. Cahuarguera. Les couches subéreuses y sont représentées par plusieurs rangées de cellules, comprimées de dedans en dehors ; l’écorce moyenne est bien développée et ne présente ni cellules pierreuses, ni lacunes la ticifères bien marquées; le liber a des

DES ÉCORCES. — RUBIACÉES.

rayons médullaires bien développés, et, dans le parenchyme cortical, des cellules fibreuses, en groupes très-espacés et trèsrares dans les parties extérieures, plus nombreux dans la partie interne. Çà et lù, on voit quelques petites cellules, à parois incrustées, étendues surtout dans le sens de la longueur de l’écorce.

Les proportions d’alcaloïdes que contiennent les écorces de Loxa sont assez variables suivant les espèces. L’écorce du Chinchona crispa Tafalla conlient seulement de 5 à 1 0 pour mille de cinchonidine et de quinidine; d’autre part, le Cahuarguera type donne 20 à 30 pour mille d’alcaloïdes, surtout de la cinclionidine.

On a signalé dans les plantations des Indes une forme, le Cinchona officinalis Bonplanduma anguslif'olia, dont les écorces donnent jusqu’à 80 pour mille d’alcaloïdes, dont 71 de quinine.

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