HUILE DE PÉTROLE
Essence de pétrole. Naplilc. Huile de pierre. — Petroleum. Olcum petvœ. Naphta.
Le Pétrole est une substance bitumineuse, qu’on trouve dans la nature parfois coulant et se rassemblant dans des cavités naturelles ou artificielles, d’autres fois imprégnant les terrains qui le fournissent. Ce pétrole est plus ou moins pur, et contient, mêlé à la partie volatile, plus ou moins de produits fixes. Les sortes les moins chargées de ces parties, qui restent comme résidus de la distillation, sont appelées Huiles de N aphte ou N aphte et on donne généralement aux produits moins purs le nom commun de Pétrole.
Ces matières qui sont toutes inflammables, et qui servent le plus souvent dans l’industrie pour l’éclairage, proviennent trèsprobablement de l’altération des végétaux fossiles, et c’est la raison pour laquelle nous les avons fait entrer dans la catégorie des matières d’origine végétale, au même Litre que le succin, du groupe des résines.
On distingue d’ordinaire un certain nombre de sortes de qualités diverses. Nous indiquerons seulement les suivantes :
IIUILES ESSENTIELLES.
1° \apii(e. — NaplUe de montagne { Na p ht ha montana). — C’est le produit le plus pur. Il est incolore, ou légèrement jaunâtre, opalescent, d’une densité de 0,75 à 0,85 et ne laisse â la distillation que très-peu de résidus. Le type de cette sorte vient de Bakou, en Perse, sur la côte occidentale de la mer Caspienne. On le recueille en creusant dans le terrain des puits de 30 pieds de profondeur, dans lequel l’huile se rassemble.
2° Des sortes moins pures, que certains auteurs rapportent au Napkte, d’autres au Pétrole, se trouvent en Italie, surtout à Amiano, dans l’ancien duché de Parme. Ces huiles naturelles, très-inllammables, ont été quelquefois nommées Pétrole blanc ( Petroleum album) à cause de leur coloration peu prononcée, tout au plus jaunâtre. — A côté se trouvent d’autres sortes, plus foncées en couleur, d’un jaune rougeâtre ( Petroleum rubrum ) et d’un brun noirâtre ( Petroleum nigrum). Ces variétés se trouvent dans un assez grand nombre de localités, répandues dans toutes les contrées du globe. Elles laissent à la distillation une plus ou moins grande quantité de résidu : résine bitumineuse, masse molle de couleur brune, paraffine, etc.
Lorsqu’on distille à plusieurs reprises les diverses espèces de Pétrole, on obtient une huile incolore, qui est la véritable Essence de Pétrole ou Essence de Naphte. C’est un liquide trôsiluide, d’une densité de 0,75 à 0,85. Elle n’a pas de saveur et presque pas d’odeur. Elle est insoluble dans l’eau, soluble en toutes proportions dans l’alcool, l’éther, et les huiles grasses et essentielles. Elle brûle avec une flamme éclairante.
L’iode n’est pas soluble dans l’Essence de Pétrole et ne donne pas avec elle de réaction marquée. Il en est de même avec l’acide sulfurique et l’acide nitrique. L’essence ne dissout pas la sanlaline.
L’Essence de Pétrole est un mélange d’un certain nombre d’hydrocarbures qui ditl’èrent entre eux par leur densité, leur
UTILE DE PETROLE.
point d’ébullition, et aussi par les proportions des deux éléments constituants.
On mélange parfois à l’Essence de Pétrole, de l’essence de térébenthine et des huiles grasses. La présence de l’essence de térébenthine est facile à reconnaître au moyen de l’iode. On sait en effet (pie ce corps produit une explosion et une vive réaction avec l’essence de térébenthine, tandis que rien de pareil 11e se produit dans l’Essence de Pétrole pure. — Les corps gras se reconnaissent, comme d’ordinaire, à la tache permanente qu’ils laissent sur le papier.
Quant à l’huile de goudron de houille, qu’on a donnée quelquefois comme Pétrole, elle est facilement reconnaissable à son odeur empyreumalique désagréable, et aussi à ce qu’elle ne s’enflamme pas par un mélange d’acide sulfurique et d’acide azotique fumant, ce qui se produit pour l’Essence de Pétrole
pure- Cl*oï