‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 281 sur 331 · EUPHORBIACÉES · texte numérisé non relu

EUPHORBIACÉES

Nous avons décrit, dans le chapitre des Graines, un certain nombre de semences d’Euphorbiacées, qui nous ont donné une idée de la structure de ces organes. Nous avons vu au-dessous des enveloppes une amande, composée d’un albumen développé et, au milieu, un embryon de dimensions moyennes à cotylédons foliacés. Le tissu cellulaire de ces dernières parties (albumen et embryon) est rempli d’une quantité considérable de matière grasse, tantôt liquide, tantôt solide à la température ordinaire, qu’il est facile d’extraire par expression soit à chaud, soit à froid.

La matière grasse est très-souvent accompagnée d’un principe âcre, qui agit comme purgatif ou même comme un drastique extrêmement énergique, absolument comme le suc lactescent des Euphorbes. — Aussi plusieurs huiles du groupe des Euphorbiacées sont-elles des médicaments énergiques, employés soit à l’intérieur comme purgatifs, soit à l’extérieur comme rubéfiants et même vésicants. — D’autres matières grasses, provenant de plantes de la même famille, ne sont employées que comme corps gras ordinaires, utiles pour l’éclairage, ou pour divers usages industriels.

Nous n’indiquerons pas ici toutes les matières de celte na-

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