DES ÉCORCES
RIRIACEES.
fois confondus avec les Cinchona et qui n’en diffèrent réellement que par le mode de déhiscence du fruit. D’autres proviennent de genres plus éloignés, mais appartenant encore à la famille des Rubiacées et à la grande division des Cinchonées: telles sont les écorces des Exostcmma et des Lasionema ; enfin quelques-unes appartiennent même à des familles autres que les Rubiacées. Ces dernières n’ont en réalité avec les Quinquinas que des analogies plus ou moins éloignées de saveur et de propriétés, et elles ne méritent pas une mention spéciale. Nous nous bornerons à indiquer ici rapidement quelques écorces de Cascarilla et d ’Exostemma.
-1° Quinquina nova. ( Quinquina rouge de Mutis). C’est l’écorce du Cascarilla rnagnifoiia Wedd. ( Cinchona magnifolia Ruiz et Pav. ; Cinchona oblongi folia Mutis; Cinchona heterocarpa Karsten ; Ladenhergia heterocarpa Klotzsch) de la Nouvelle-Grenade. Elle a été donnée longtemps comme l’écorce de Quinquina rouge vrai, qu’on sait maintenant être produit par le Cinchona succirubra R . et P..
Dans les droguiers, elle présente les caractères suivants : Écorce tantôt roulée, tantôt simplement cintrée, mais le plus souvent en assez gros tuyaux cylindriques. Elle est parfois revêtue d’un épiderme blanchâtre, uni, qui disparaît fréquemment, ne laissant que quelques plaques dispersées çâ et là. Audessous, l’écorce a une couleur d’un rouge vineux ou brunâtre; elle est lisse ou marquée de fissures transversales irrégulières. La cassure de l’écorce est feuilletée à l’extérieur, fibreuse à l’intérieur, où les fibres blanches très-grosses apparaissent au milieu d’un tissu rougeâtre.
La saveur de l’écorce est astringente; sa poudre d’un rouge assez prononcé. Elle ne contient pas d’alcaloïde, mais un acide particulier, analogue aux acides gras, qu’on a nommé acide liinovique.
Quelques caractères de structure permettent de distinguer les écorces des Cascarilla de celles des Cinchona et surtout des es-