GAMBIRS
Cachou clair. — Gambir. Gutta Gambir. Catechu pallidum. Extradant Un caria;, l'erra japonica.
Le Gambir est un extrait retiré des feuilles de XUncaria Gamba' Roxb. ( Nauclea Gambir Hunt.). Cet arbrisseau sarmenteux croît dans les îles de l’archipel Indien, à Ceylan, â Sumatra et sur les côtes de la presqu’île de Malacca. — On le cultive dans des terrains arides, où il réussit, auprès des plantations de poivre, et lorsqu’on a utilisé ses feuilles pour l’extraction du Gambir, on peut les employer comme engrais dans les plantations.
On peut aussi employer aux mômes usages les feuilles de XUncaria acida, Roxb., plante très-voisine de la précédente, qui croît dans les îles de la Malaisie.
DES EXTRAITS. — LÉGUMINEUSES
Les feuilles de la plante sont séparées de la tige, et on les met à bouillir dans des vases de fer. On évapore en consistance sirupeuse et on laisse solidifier par refroidissement. On coupe alors la pâte en petits carrés que l’on fait sécher au soleil.
Le Gambir obtenu sous cette forme est le plus souvent en petits pains cubiques de 2 à 5 centimètres de côte. Leur surface est d’un brun jaunâtre, assez consistante, mais au-dessous de celte mince couche dure, la substance est légère, poreuse, pâle, tantôt blanchâtre, et tantôt jaune-cannelle. Elle se laisse facilement écraser sous le doigt et donne alors une poudre qui, examinée au microscope, paraît composée d’une masse innombrable de petits cristaux aciculés. — L’odeur est à peu près nulle, la saveur est amère, astringente et laisse dans la bouche un goût frais et sucré.
Le Gambir se dissout en grande partie dans l’eau froide, et complètement dans l’eau chaude. La solution est brunâtre, un peu trouble, d’un goût astringent et doux; elle n’a qu’une faible réaction acide au papier de tournesol, le sulfate de fer donne un précipité vert noirâtre.
Les cristaux qui composent la presque totalité de la masse, sont de la catéchine. La matière colorante jaune du Gambir est de la quercétine, qu’on trouve aussi dans les cachous.
Le Gambir ne se présente pas toujours sous la forme cubique. Parfois il est en prismes allongés, que Guibourt a comparés aux prismes de l’amidon en aiguilles et qu’il a appelé â cause de cela Camiiir en aiguilles. 11 a, du reste, les mêmes caractères que le Gambir cubique .
On a quelquefois ajouté de la fécule et particulièrement du Sagou aux Gambirs. La présence de cette matière est facile â reconnaître, soit par l’iode, soit au microscope. La teinture d’iode ne donne pas du tout de coloration bleue à la matière pulvérulente, qui forme la masse du produit; elle colore les fécules. Quant au microscope, il montre les grains caractéris-
tiques, que nous avons déjà décrits à l’article des Fécules et du Sagou en particulier.