CANNELLE DE CHINE
Elle esl en cylindres moins longs que ceux de la Cannelle de Cevlan, du môme diamètre environ, mais formés d’une seule écorce enroulée, d’une épaisseur de 1 millimètre au moins. La couleur extérieure est d’un fauve beaucoup plus foncé. Les impressions laissées par les feuilles et le bourgeon sont largement elliptiques, et l’on remarque de petites taches brunâtres verruqueuses, mais pas de raies blanches longitudinales.
Enfin on voit par petites places une sorte de périderme extérieur grisâtre. La face interne est brunâtre. La cassure est peu fibreuse.
La coupe transversale montre à la loupe un certain nombre de couches concentriques assez distinctes, qui deviennent très-évidentes en mouillant l’écorce avec la langue. Une première couche assez épaisse et de couleur brun foncé est limitée par une ligne blanchâtre trèsévidente, qui est elle-même suivie d’une couche épaisse marbrée de brun et de blanc rougeâtre.
Au microscope, on trouve la structure suivante (fig. 285) :
1° Une couche formée de plusieurs rangées de cellules s de tissu subéreux, souvent colorées en brun.
2° Un parenchyme p, à cellules étendues plus ou moins dans le sens tangentiel, et au milieu duquel on remarque quelques
Fig, 28o. — Coupc de la Cannelle de Chine, montrant les détails de la structure. — s, suber. — j)p , parenchyme de l'écorce moyenne contenant des faisceaux libériens. — //, isolés. — cp , cellules pierreuses. ■ — // parenchyme. — //, zone libérienne marquée de grosses cellules mucilagineuses, de faisceaux libériens et de rayons médullaires,
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DES ECORCES. — LAURINEES.
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fibres libériennes isolées, mais surtout des faisceaux fl de ces libres serrés les uns contre les autres.
3° Les cellules pierreuses cp formant une zone beaucoup moins régulière que dans la Cannelle de Ceylan, souvent même interrompue par du parenchyme cellulaire.
4° Un parenchyme p â cellules allongées tangentiellement avec quelques libres de liber et quelques cellules pierreuses.
3° La couche libérienne proprement dite, dans laquelle des rayons médullaires assez larges, ayant 2, 3 ou 4 rangs de cellules, parcourent un tissu, formé d’un certain nombre de cellules, parsemées de nombreuses fibres libériennes, et contenant en même temps de grosses cellules à mucilage.
L’amidon est beaucoup plus abondant dans la Cannelle de Chine que dans celle de Ceylan ; on l’y trouve en effet nonseulement en plus grande abondance dans les cellules de tout le parenchyme, mais jusque dans les cavités étroites des cellules pierreuses.
L’odeur de la Cannelle de Chine est beaucoup moins fine et moins agréable que celle de la Cannelle de Ceylan; sa saveur est moins douce, moins aromatique, un peu mucilagineuse et acerbe.
Elle contient 1 p. 1UÜ d’une huile essentielle, moins agréable à l’odeur que celle de la Cannelle de Ceylan ; plus de tannin et d’amidon ; en outre, de la résine et de la gomme.