‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 42 sur 331 · CANNELLE GIROFLÉE · texte numérisé non relu

CANNELLE GIROFLÉE

grande étendue. La face interne est assez lisse, d’un jaune rougeâtre. La cassure est subéreuse à l’extérieur, fibreuse à l’intérieur, et elle montre sur une grande partie de l’épaisseur une couleur d’un brun marbré de blanc, qui, dans la partie interne, devient beaucoup plus foncée. La couche extérieure blanchâtre est formée de cellules subéreuses, dont un grand nombre contiennent une matière colorante d’un rouge-brun. Au-dessous de cette zone, qui manque souvent, se voit une couche épaisse, dans laquelle on remarque des groupes nombreux et très-marqués de cellules pierreuses de couleur claire. Ces groupes sont entourés d’un parenchyme dont les cellules contiennent de l’amidon et de la matière colorante. Çà et \h de plus grosses cellules se font remarquer dans ce parenchyme ; ellescontiennent les unes du mucilage, les autres de l’huile essentielle. Enfin des Pdüres du liber sont répandues dans le parenchyme; elles sont très-évidentes, tant sur la coupe transversale que sur la coupe longitudinale. Vers la partie interne de l’écorce, on voit la plupart des éléments, môme les cellules, s’étendre dans le sens de la longueur de l’écorce et former ainsi une sorte de zone libérienne vaguement limitée.

L’écorce de Culilawan a une odeur qui rappelle la fois la Cannelle, le Sassafras et le Girolle; la saveur est aromatique et mucilagineuse.

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