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ÉCORCE DE MALAMBO

Écorce de Palo Matias. Cortex Malambo. Cortex Matias.

L’Écorce de Alaliimho est donnée par le Croton Malambo Karsten, plante arborescente qui croît dans le Venezuela, la Nouvelle-Grenade et aussi dans les Antilles.

L’écorce arrive en morceaux épais de 1 centimètre à 1 centimètre et demi, recouverts à la surface extérieure d’un périderme mince, feuilleté, blanc, taché de roussâtre, marqué de petits tubercules peu saillants. Ce périderme se détache assez facilement des tissus sous-jacents, en laissant à nu une surface gris jaunâtre, assez irrégulièrement fendue dans le sens de la longueur. La face interne est de couleur gris sale, striée longitudinalement. La cassure est grossièrement fibreuse ou lilandreuse.

La coupe transversale montre, au-dessous des plaques péridermiques, qui se détachent souvenl, un parenchyme de cellules contenant de l’amidon, de nombreux cristaux d’oxalate de chaux et de l’huile essentielle; on y voit peu ou pas de matière colorante, analogue â celle de la Cascarille ou du Copalcbi, mais çà et lâ des groupes de cellules pierreuses jaunâtres. La

DES ECORCES. — SALICINEES.

zone libérienne, qui est très-épaisse et très-développée, montre, dans le parenchyme cortical, de nombreux paquets trèsmarqués de grosses cellules ligneuses et des rayons médullaires très-nombreux, et qui rappellent beaucoup ceux de la Cascarille. Ils sont Formés en effet d’une rangée de cellules contenant la plupart un gros cristal en rosette d’oxalate de chaux. Ces rayons s’étendent sur toute l’épaisseur de la zone libérienne.

L’odeur de l'écorce de Malambo rappelle beaucoup, comme l'a fait remarquer M. Guibourt, celle de la Racine d’Acore vraie; la saveur est âcre, amère et très-aromatique.

ULMACÉES.

Ri. ÉCORCE D'ORME.

Écorce d'Orme Champêtre. Écorce d’Orme pyramidal. Cortex Uhni intcvior.

On emploie d’ordinaire sous ce nom l’écorce intérieure ou le liber de l’Orme champêtre ( (//mus campestris Willd.) et de diverses espèces {Ulnius e/fusa Willd., montana Smith, etc.), qu'on trouve en abondance dans nos bois et sur nos promenades.

Cette écorce est en lanières étroites, de couleur brun de rouille, épaisses de 1 millimètre en moyenne. La face extérieure, dépouillée de la partie subéreuse, est assez foncée, striée longitudinalement; la face interne est marquée sur le fond ocreux de lignes blanchâtres longitudinales; le tissu est fibreux et résistant.

L’examen microscopique montre â la partie extérieure : un suber, qui manque souvent, et qui est formé de cellules appliquées les unes contre les autres, remplies d’une matière colorante d’un brun rougeâtre. Au-dessous, une couche moyenne assez mince, parenchyme à cellules étendues langenliellement et remplies d’une matière granuleuse jaune verdâtre et de grains de

ECOllCE UE SM'I.E.

fécule. Le liber contient, clans un parenchyme cortical analogue ;\ celui de l’écorce moyenne, des séries de paquets très-nombreux de libres libériennes. Ce tissu est coupé de distance en distance par des rayons médullaires, formés de 2 à 3 rangées de cellules assez grosses, rectangulaires sur la coupe transversale .

L’écorce d’Ormc a une saveur mucilagincuse et en môme temps âpre et légèrement amère. Elle contient de l’amidon, du mucilage et une substance de couleur verte et de nature grasse, qui, d’abord insipide, devient ensuite assez âcre.

SALICINÉES.

3o. ÉCORCE DE SAULE.

Cortex Salicis. Cortex Salicis laureæ.

L’Écorce «le Saule est donnée par diverses espèces de Salix, qui croissent dans les lieux humides ou marécageux de l'hémisphère boréal. Les Salix alba L., Salix fragilis L., sonl les arbres les plus usités dans nos régions. En Allemagne, on employé beaucoup l’écorce du Salix pentandra.

L’Écorce de Saule, telle qu’elle se trouve d’ordinaire dans nos pharmacies, est en longues lanières de 1 millimètre d’épaisseur en moyenne, d'un brun cendré à la face externe, marquée de stries longitudinales et, d’espace en espace, d’impressions ellipsoïdales qui indiquent le point d’attache des feuilles. La face interne est lisse, de couleur brune ou fauve-cannelle, trèsfinement striée en longueur. La structure de l’écorce est feuilletée sur presque toute son épaisseur.

La coupe transversale montre de dehors en dedans: 1° une couche extérieure subéreuse, formée d’un certain nombre de rangées de cellules aplaties de dehors en dedans, appliquées les unes contre les autres; 2° un parenchyme, étendu surtout tangenliellement, contenant des granules amylacées et de la chlorophylle et çà et là des cristaux en rosette;

DES ECORCES. — CUPl'LIFÊRES.

•i° l’écorce interne, de beaucoup la plus développée des trois zones. Elle est composée de couches alternantes d’un parenchyme cortical, et de cercles assez réguliers de faisceaux libériens, formés de cellules bien développées, à parois épaisses, laissant seulement une très-mince cavité en leur milieu. Ces faisceaux sont bordés de chaque côté par des cellules contenant chacune un gros cristal d’oxalate de chaux. Des cristaux semblables se trouvent d’ailleurs dans le parenchyme cortical. Des rayons médullaires, formés d’une seule rangée de cellules étendues radialement, coupent ces cercles concentriques.

1, écorce de Saule a une saveur amère, qui l’a fait employer comme fébrifuge. Elle doit cette propriété à un corps cristallisable, qui appartient au groupe des glucosides et qu’on a désigné sous le nom de Salicine.

L'Écorce du Salix pentandra rappelle tout à fait par sa structure celle du Salie alla L.: seulement les couches du parenchyme cortical du liber sont plus développées, et l’écorce moyenne plus large. Dans le Salix fragilis L., on trouve entre le liber et l’écorce moyenne, un mince cercle de cellules à parois épaisses et incolores.

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