‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 57 sur 331 · BOIS DE GAYAC · texte numérisé non relu

BOIS DE GAYAC

Pois de Gayac officinal. — Lignum Guajaci. Lignum sanctum.

Le iiois »ie C»ajac cs I donné par le Gajacurn officinale h., dont nous avons déjà précédemment étudié l'écorce.

Ce bois arrive soit en morceaux, soit en rognures. Les morceaux contiennent soit le cœur du bois seulement, soit des fragments de l’aubier ajoutés à la partie centrale et colorée. Du reste, les deux portions ne diffèrent que par la consistance et la couleur, la structure intime étant la môme.

Le Dois de Gayac, dans sa partie centrale, est très-dur et très-dense ; il tombe au fond de l’eau, son poids spécifique étant de 1,33. La coupe transversale montre un aubier blanc ou blanc jaunâtre, un cœur du bois d’une couleur brunâtre, qui devient verdâtre par son exposition a l’air et à la lumière. La loupe fait voir une série de lins rayons médullaires, qui traversent les deux parties du bois ; et, transversalement, de fines stries, perpendiculaires aux rayons, qui forment comme de petits rectangles clans le champ limité par les lignes radiales. On voit aussi un grand nombre de pores remplis de résine, qui ne sont autre chose que l’ouverture de gros vaisseaux. La coupe longitudinale est très-irrégulière, à cause des directions inverses des libres ligneuses de deux zones voisines, qui se croisent sous un angle de 30 degrés environ.

L’examen microscopique montre la structure suivante. Le tissu ligneux est formé de nombreuses cellules fibreuses, étendues dans le sens de l’axe et terminées en biseau ; leurs parois épaisses ne laissenL qu’un canal filiforme dans leur axe. Au milieu de ces fibres ligneuses se trouvent les gros vaisseaux, assez espacés et d’ordinaire tout à fait isolés. Leur cabine atteint le plus souvent, et dépasse môme quelquefois en dimension, l’in-

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