CHAPITRE XII
DES GALLES ( GALLÆ )
On désigne sous le nom de Galles des productions anormales, qui sont produites sur un grand nombre de plantes, à. la suite de la piqûre de divers insectes. Sous celte influence, on voit les sucs de la plante affluer vers la partie piquée, et les tissus prendre un développement exagéré, qui leur donne, en même temps que des formes extérieures particulières, une abondance considérable de certains principes actifs, particulièrement du tannin.
Les Galles peuvent varier entre elles selon l’espèce de végétal, sur laquelle elles se trouvent et aussi selon l’espèce d’insecte qui la produit. La nature de l’organe : bourgeon, feuille, inflorescence ou fruit elc., intervient aussi pour donner des caractères particuliers à ces productions.
Les insectes qui produisent les galles, appartiennent à deux
ordres différents : les Hyménoptères et particulièrement ceux du groupe des Cynips; les Hémiptères et parmi eux les Aphis. Le Cynips rosœ L., en piquant l’Églantier ordinaire (Il osa canina L.), y provoque le développement de grosses excroissances, irrégulièrement arrondies ou ovoïdes, toutes couvertes de filaments chevelus, verts ou rougeâtres. Ce sont les iiéiiéguars, autrefois employés, maintenant à peu près en désuétude. Sur le Chêne des teinturiers {Quercus' infeetoria Oliv.), le Cynips {Di ploie pis) GalUe tinctoriœ Oliv. produit les A«ix «le Galle, qui sont les plus importantes de toutes les substances que nous avons â indiquer dans ce chapitre.
Les Aphis donnent sur l'Orme, les cloques si fréquentes et si connues ; sur le Térébinlhe, de grosses galles rougeâtres et