S. LYCOPODE
Poudre de Lycopodium. — Ly copodium.
Le i-iycopotie est formé par les microspores ( I) du Lycopodium clavatum L., espèce de Lycopodiacée commune dans les endroits humides et ombragés des forêts de presque toute l’Europe, du nord de l’Amérique et du nord de l’Asie. C’est une poussière
(1) Les Lycopodiacées adultes ont. 2 sortes d’organes de reproduction: les uns, les plus nombreux, et qui existent seuls chez les Lycopodium , sont enfermés dans des capsules réniformes (fi g. 272 h), placés à l’aisselle des bractées disposées en épis terminaux : ils ne sont pas susceptibles do germer, et on en a vu sortir de petits anthérozoïdes : ce qui fait qu’on leur attribue le rôle d’or-
Fig. 300.
ganes mâles et qu’on a nommés anthéridies , les capsules qui les contiennent. Quant aux petits corps eux-mêmes, on les appelle microspores. — Le nom de macrospores ( fi g . 272 a) a été donné, par contre, à d’autres organes globuleux d rangés par 2 ou 4, qu’on trouve dans des capsules ou oophoridies c et qui sont susceptibles de germer comme les spores des fougères.
Fig. 300. — Selatjinella imbricata. — a, rameau fructifère; b, une écaille portant à sa face interne une capsule ou authéridic ; c, ooplioridie s’ouvrant; d , macrospore.
Il" POUDRES ORGANIQUES ET POILS.
jaune, très-légère, s’enllammant rapidement à la bougie en produisant une vive lumière; n’ayant ni saveur, ni odeur, surnageant l’eau à laquelle elle se mêle difficilement; se laissant facilement pénétrer par l’alcool et par l’éther.
Au microscope, le Lycopode se montre composé de grains tétraédriques, formés d’une base sphérique, surmontée par une pyramide à trois faces; l'angle dièdre des faces est marqué d’une sorte de fente qui partant du sommet s’arrête à une petite distance delà base. Deux membranes se remarquent dans les paroide ces grains ; l’une, extérieure, montre des lignes épaissies qui se croisent de façon à former un réseau à mailles polyédriques de 5 à (> côtés; au point où ces lignes se coupent, elles forment une petite élevure qui, à un faible grossissement, donne un aspect cilié à la surface des grains. La membrane interne est mince, mais très-résistante. Un n’aperçoit dans l’intérieur aucun contenu spécial, tout au plus quelques gouttelettes d’huile, qui en sortent par l’écrasement.
Ni l’iode seul, ni l’iode agissant après l’acide sulfurique, ni le chlorure de zinc iodé ne donnent aux grains de Lycopode une couleur bleue.
Par les caractères précédemment énoncés, le Lycopode se distingue facilement de tous les corps pulvérulents qu'on peut y mélanger.
1° Des poussières inorganiques, qui ne brûlent pas de la même façon et n’ont pas de structure analogue ;
2° Des fécules, qui ont une autre forme et se colorent en bleu par l’iode ;
3° Des grains de pollen de diverses plantes, qui. û cause de leur couleur, peuvent, plus que toute autre substance, se confondre avec lui.
Ces grains appartiennent soit aux Conifères, soit aux Noisetiers, soit aux Typlia.
Dans le premier cas, ils sont formés de 3 grains, soit simplement rapprochés, soit intimement soudés, dont le médian