Vernis blanc. — On mélange et broie bien ensemble
Huile de lin cuite, claire 100
Vernis au copal 100
Essence de térébenthine 50
Blanc de plomb 20
Le blanc de plomb, que Ton appelle blanc de Crems, céruse, blanc d'argent, blanc de perle, blanc de peintre, doit être d'abord délayé à la molette, à part, avec de l'huile de lin, puis mélangé au tout.
On peut remplacer le blanc de plomb (carbonate de plomb) par :
Le blanc de zinc (oxyde de zinc).
Le blanc minéral (sulfate de baryte), que l'on appelle : spath pesant, blanc nouveau, blanc fixe, blanc permanent.
2. — Vernis rouge. — On emploie le vermillon (sulfure de mercure), appelé : rouge de Chine, rouge patenté, rouge de Paris, cinabre ; le rouge anglais (peroxyde de fer), nommé : terre rouge, rouge de Nuremberg, rouge de Naples ; les laques (couleurs obtenues en précipitant par l'alun des décoctions de matières colorantes mélangées avec du carbonate de soude ; ces matières sont : la cochenille, la gomme laque, la garance, le bois rouge), nommées : laques de Vienne, de Florence ou florentine, de Venise, rouge écarlate.
On broie la couleur avec du vernis au copal préparé comme suit :
Copal
Essence de térébenthine Huile de lin cuite. . .
3. — Vernis bleu. — On emploie J'outremer (sulfure de sodium et silicate d'alumine), nommé bleu d'azur; le smalt (à base de protoxyde de cobalt), nommé échel, bleu de Saxe, azur fin, bleu de roi, le bleu de Prusse (cyanure de fer), nommé bleu de
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Prusse, bleu de Berlin, bleu de Saxe, bleu de Paris, bleu de Louise, bleu d'IIortense, bleu de mer. etc, ; bleu minéral (carbonate basique de cuivre), nommé bleu de montagne, Bleu anglais, bleu de Hambourg, bleu de cuivre, bleu de Cassel, bleu de Nénies.
Suivant l'intensité on éclaircit ces bleus avec du blanc de plomb ou minéral.
4. — Vernis jaune. — On emploie le jaune de chrome (chromatc de plomb) : nommé jaune de Paris, de Leipzig, de Gotha, de Hambourg, de Cologne, de Zwickau, jaune impérial et jaune citron ; le jaune minéral (oxychlorure de plomb) nommé : jaune de Cassel, de Montpellier, de Paris, de Vérone, de Turner et jaune chimique ; le jaune de Naples (antimoniate de plomb), ou terre de Naples ; l'orpiment (sulfure d'arsenic) : nommé jaune royal, de Perse, de Chine, d'Espagne ; la terre de Sienne (argile), nommée ocre jaune, terre jaune, terre chamois, terre de Lemnos ; l'outremer jaune (chromate de baryte), la gomme gutte, le jaune indien ou purrée.
5. — Vernis vert. — On emploie l'outremer vert, le vert de Rinnmann, le vert de Brème, le vert de Brunswick, le vert de montagne ; le vert minéral (arsénite de cuivre), nommé : vert suédois, vert de Scheele ; le vert anglais (arsénite et acétate de cuivre), nommé : vert de Schweinfurt, vert original, vert de Cassel, vert de Paris, de Leipzig, de Suisse, de Wurtzbourg, de perroquet, de mitis, de mousse, de Baie ; la terre verte (silicate double de fer et de potasse), nommé : vert français, terre de Chypre, vert du Tyrol, de Bohême ; le vert d'huile (mélange de bleu de Berlin et jaune de chrome), appelé : vert de chrome, vert de Naples ; le vert Guignet ; le borate de cuivre.
6. — Vernis de nuances; — Par le mélange des différentes couleurs on obtient des teintes variées que l'on ne peut déterminer que par des essais en petit.
La préparation de tous ces vernis se fait comme nous l'avons expliqué pour les vernis noirs, jaunes et blancs.
CUIRS VERNIS 337
7. — Vernis simples. — Ces vernis consistent à teindre la peau avec la couleur déterminée et à passer dessus un vernis incolore au copal ou à la laque.
8. — Vernis dorés. — Ces vernis se font soit en mélangeant au vernis de For mussif (sulfure d'étain), appelé, or en coquilles ou « des poudres de zinc, d'argent ou d'or ; soit en passant du vernis au copal sur des cuirs mordorés, ou dorés, ou argentés. (Voir Maroquin.)