‹ Traité pratique de la fabrication des cuirs et du travail des peauxChapitre 133 sur 221 · TRAVAIL DE RIVIÈRE · texte numérisé non relu

TRAVAIL DE RIVIÈRE

1. — Trempage. — Qu'elles soient fraîches ou sèches, les peaux sont mises à tremper deux jours dans de l'eau fraîche pour les ramollir et les dessaigner. L'usage du foulon active l'opération. On étire les peaux en les tenant par les pattes et en leur imprimant quelques secousses, on les remet dans l'eau deux heures, on les rince, on les écharne grossièrement sur le chevalet, pour leur enlever les grosses chairs et les lambeaux de graisse adhérents à la face interne. On les laisse égoutter une heure.

2. — Ebourrage. — On procède à l'ébourrage en faisant tremper les peaux dans des pelains de chaux ou dans des bains de sulfures, ou dans le rhusma (orpiment et chaux), comme il a été dit. Lorsque les poils s'arrachent facilement, on les débourre sur le chevalet. Après, on les vide de chaux au foulon. Cette opération est très importante ; la présence de la chaux dans les peaux destinées à la fabrication du maroquin est encore bien plus nuisible

que pour les autres espèces de cuir. Lorsque l'eau coule claire, on met tremper les peaux dans un bain renfermant deux millièmes d'acide chlorhydrique; on les y laisse une demi-heure en les agitant avec la coudreuse ; on les reporte au foulon un quart d'heure, pour les laver à grande eau.

3. — Drayage. — L'écharnage se fait sur le chevalet avec la queurse. On a généralement adopté la machine Ott, ou chevalet mécanique. Elle se compose d'une table en fonte bien dressée sur laquelle tourne parallèlement un cylindre à hélices. Cette machine agit, à peu de choses près, comme la machine Damourette, que nous avons décrite, ce qui nous dispensera de nous arrêter plus longtemps sur la machine Ott.

On foule les peaux cinq minutes au foulon.

Les mêmes observations faites pour le travail de rivière s'appliquent au maroquin.

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