II. — CUIR COMPRIMÉ
1. — Déchiquetage. — Les débris de cuir sont déchirés à l'aide de machines semblables aux piles défîleuses de papeterie. On obtient ainsi des filaments de cuir, qui donnent une sorte d'étoupe. On passe au tamis pour enlever les parties non déchirées et les poussières.
2. — Agglutination. — On plonge l'étoupe dans une cuve contenant une substance agglutinative imperméable et élastique. Une dissolution décolle forte additionnée de vernis gras est particulièrement employée. On remue le tout avec un patouillet pour bien mélanger les 2 substances et en former une pâte homogène. On retire la masse, on l'égoutte et on la presse légèrement entre 2 cylindres pour enlever l'excédent du liquide.
3. — Compression. — La matière est mise ou en feuille ou en forme. Pour la mise en feuille on étend la masse en épaisseurs voulues sur une série de caisses en fonte se superposant et s'emboîtant et que Ton place ensuite sur la presse hydraulique. On fait ensuite sécher les plaques à l'étuve. Pour la mise en forme, la pâte est placée dans des moules, où on la comprime à l'aide d'un piston.
Nous indiquons simplement les procédés dans leur principe, qui est, du reste, invariable: les procédés d'exécution pouvant varier suivant la forme à obtenir, la qualité des décbets, les moyens dont on dispose, les usages auxquels on destine les produits fabriqués.